Bégaiement : oserez-vous en parler ?

Bégaiement : oserez-vous en parler ?

Le bégaiement est un trouble terriblement handicapant dont souffrent 70 millions de personnes dans le monde. Les conseils de Caroline Leroy-Fargeix, déléguée départementale de l’association Parole Bégaiement, à l’occasion de la 21eme journée mondiale du bégaiement.

Qu’est-ce-que le bégaiement ?

Le bégaiement est un trouble moteur de la parole qui émerge dans la communication. Il se manifeste par des répétitions de syllabes, des prolongations de sons et peut être accompagné de gestes involontaires dus au forçage.

Les victimes sont-elle nombreuses ?

1% de la population est touchée par ce trouble, soit plus de 70 millions de personnes dans le monde. Les hommes sont 3 à 4 fois plus touchés que les femmes.

Quelle est l’origine du bégaiement ?

Il s’agit d’un trouble multifactoriel. Certaines personnes sont prédisposées à certaines fragilités : le bégaiement peut ainsi être d’origine génétique. Pour d’autres, la cause peut s’avérer neurologique. Quoi qu’il en soit, son origine n’est pas psychologique ! Les problèmes psychologiques sont une conséquence de ce trouble, et non un facteur. Contrairement aux idées reçues, le bégaiement n’est pas provoqué par un événement déclencheur. Si une personne est atteinte du trouble, c’est qu’elle était prédisposée à l’avoir : l’événement permet seulement de le faire émerger.

Quelle tranche d’âge est particulièrement touchée par le bégaiement ?

En général, le bégaiement commence entre 2 et 5 ans. Il peut parfois survenir à l’adolescence et très rarement à l’âge adulte.

« Le bégaiement, un obstacle majeur pour la vie sociale et professionnelle »

Quelles sont les situations de la vie courante où le bégaiement se manifeste le plus ?

Pour les enfants, le bégaiement se retrouve souvent lorsqu’ils sont fatigués ou lorsqu’ils racontent des événements. Le poids du langage leur ajoute alors une contrainte supplémentaire. Chez les adolescents et les adultes, le bégaiement est majoré lors des situations qui les angoissent. Parfois, certaines personnes qui bégaient éprouvent des difficultés de fluence au téléphone car toute l’attention est attirée sur l’aspect auditif.

Quelles difficultés les personnes bègues rencontrent-elles au quotidien ?

Les plus jeunes sont souvent confrontés aux moqueries de leurs camarades : le bégaiement constitue alors un obstacle pour s’intégrer dans le groupe, et plus tard à la société. Les personnes qui bégaient se sentent de ce fait différentes, ce qui provoque un repli sur elles-mêmes. Ce rejet peut avoir des répercussions dans l’évolution de la pathologie. Le regard des autres crée un blocage, qui n’encourage pas le jeune à s’exprimer et à faire des efforts pour surmonter son handicap. Plus tard, le bégaiement influence souvent le choix d’une orientation scolaire. Les personnes bègues préfèrent parfois se tourner vers des métiers qui ne nécessitent pas une prise de parole importante… Elles laissent passer des opportunités professionnelles, pensant que leur trouble les rend incapables d’exercer certaines professions. D’autres au contraire vont rechercher des métiers de communication pour affronter leur handicap.

Quelles sont les solutions pour concilier bégaiement et vie professionnelle ?

Le bégaiement peut être considéré comme handicap professionnel selon son degré. Néanmoins, la plupart des personnes qui bégaient préfèrent être sur le marché du travail sans reconnaître leur trouble. Il est important pour ces personnes-là d’être suivies par un spécialiste afin qu’elles ne négligent pas ce trouble qui les met en difficulté par rapport à leurs enjeux professionnels.

« Le bégaiement peut disparaître à long terme »

Une amélioration est-elle envisageable lorsqu’un malade est suivi par un spécialiste ?

Si le bégaiement est soigné avant l’âge de 6 ans, il disparaîtra. Au-delà de cet âge, le bégaiement peut disparaître ou diminuer mais la thérapie sera plus longue. Le suivi est  aussi utile pour apprendre à mieux vivre avec ce trouble. La thérapie orthophonique est à privilégier: elle a beaucoup évolué et prend en compte l’aspect moteur de la parole, la communication et les croyances et ressentis des patients.

Quels sont les exercices effectués durant les séances d’orthophonie ?

Les enfants sont soignés avec des exercices techniques d’échanges. Les séances d’orthophonie les aident à avoir un bon contact oculaire, à retrouver certaines mimiques qu’ils peuvent avoir perdues à cause du trouble, à ralentir leur vitesse de parole, à la détendre. Les adultes s’exercent également sur l’aspect technique de la fluence, les notions de détente et de tension des organes phonateurs, la conscience du trouble et l’auto-évaluation. Il est important encore de travailler sur les répercussions psychologiques causées par le bégaiement, c’est-à-dire sur les sentiments d’anxiété et de honte intériorisés par les personnes qui bégaient. Il faut donc aider les patients à vaincre des croyances qui les empêchent de surmonter leur trouble. Les séances se concentrent alors sur l’aspect technique, mais également sur celui psychologique.

Source www.ra-sante.com

Enfin des nouvelles concrètes sur les concours 19-20 !

Enfin des nouvelles concrètes sur les concours 19-20 !

Après un an et demi de rumeurs et fausses informations, nous avons enfin des nouvelles concrètes et officielles concernant les concours 2019-2020.

Pour commencer, sachez qu’il y aura toujours un concours, quoi qu’il arrive, avec un numerus clausus drastique. A la rentrée 2019 – 2020, seulement 905 places ont été réparties sur 21 centres en France. Ces centres seront organisés en 7 regroupements :

– Paris
– Lille/Amiens/Rouen/Caen
– Strasbourg/Nancy/Besançon
– Rennes/Brest/Nantes/Tours
– Poitiers/Limoges/Bordeaux
– Lyon/Clermont
-Toulouse/Montpellier/Marseille/Nice.

De ce fait, l’évolution des modalités ne change pas le problème de sélection : un nombre de places extrêmement faible et un nombre de candidats toujours plus important. L’admission en école d’orthophonie demeurera ainsi très sélective.

Pour chaque regroupement, une centralisation des modalités d’admissibilité est annoncée. Ainsi, selon le regroupement, il y aura, soit une « sélection écrite », soit une « sélection sur dossier » via Parcoursup. Selon nos sources, 6 CFUO (Centre de Formation Universitaire en Orthophonie) vont conserver des épreuves d’admissibilité écrites tandis que les 15 autres CFUO passeront par une admissibilité sur dossier. En revanche, chaque centre conserve les épreuves orales d’admission. Elles seront même encore plus drastiques pour les regroupements ayant opté pour une admissibilité sur dossier.

En ce qui concerne les inscriptions aux concours, elles ne se feront plus auprès des centres de formation de chaque ville mais uniquement via Parcoursup, peu importe les modalités d’accès. En effet, que la modalité choisie soit le dossier d’admissibilité ou bien les écrits d’admissibilité, toutes les inscriptions sont centralisées sur la plateforme Parcoursup. Elles débuteront le 22 janvier et se termineront le 12 mars. Cependant, dès le 20 décembre vous aurez accès à Parcoursup 2020 et les informations précises par regroupement seront communiquées. Ensuite vous aurez du 22 janvier au 12 mars pour créer le meilleur dossier candidat possible, le déposer sur Parcoursup et choisir vos 2 regroupements de CFUO. C’est en avril et mai que les résultats d’admissibilité seront publiés. Les épreuves orales pour tous les CFUO se dérouleront ainsi entre mai et juin.

Comment e-orthophonie* vous prépare à ces changements ?

Nous proposons un accompagnement sur mesure dans la constitution du dossier, adapté et personnalisé, des stages ou des rencontres avec des professionnels, et une validation complète avant le dépôt du dossier. Nous construirons avec vous un « projet de formation motivé et pertinent » afin que votre dossier soit sélectionné. Notre préparation vous permettra de valoriser votre profil et de mettre en avant votre parcours et vos compétences : une grosse charge de travail qui sera accompagnée de nombreux échanges avec toute l’équipe. Nous préparerons les étudiants dans cette épreuve d’admissibilité sur dossier, comme nous l’avons toujours fait avec les écrits d’admissibilité.

Vous aurez également une préparation poussée sur toute la partie « cours théoriques » concernant les notions qui seront à maîtriser lors des oraux : linguistique, expression, biologie, anatomie, physiologie et connaissance du métier d’orthophoniste. Les derniers seront inévitablement plus poussés étant donné que vos connaissances en sciences, en linguistique, ou plus généralement en expression, ne seront plus évaluées à l’écrit. Il faudra donc s’y préparer en conséquence, mais nous sommes là pour ça. Nous valoriserons d’ailleurs votre expression de la langue française (orthographe, grammaire, vocabulaire et technique rédactionnelle) grâce à la Certification Le Robert, seule certification globale de la langue Française. Cette certification sera à joindre à votre dossier et les inscriptions se feront directement sur e-orthophonie*.

En bref, nous avons réellement créé une préparation optimale et nous ne sommes pas près de vous lâcher 😉.

Nous avons également développé un accompagnement très poussé pour les oraux avec davantage de cours, un gros travail en amont sur la construction de votre argumentaire, à travers des écrits et plusieurs entretiens en visioconférence. Ces oraux blancs seront bien entendu suivis d’un débriefing complet, aussi bien sur la communication verbale que non verbale.

Ainsi, nous proposons des préparations adaptées aux changements qui arrivent. De nombreuses étudiantes se préparent déjà avec nous grâce à notre pack complet, aussi bien dans la formule « Ecrit d’admissibilité + oraux d’admission » que dans la formule « Dossier d’admissibilité + oraux d’admission ».

Nous espérons avoir répondu à vos questions ou vos craintes. Si vous êtes convaincus par notre préparation, vous pouvez à nouveau vous inscrire en ligne, pour notre pack complet. Toute l’équipe reste à votre disposition pour répondre à vos questions, n’hésitez pas à contacter notre référent pédagogique.

Je contacte le référent pédagogique

Les associations étudiantes orthophonistes

Les associations étudiantes orthophonistes

En lien direct avec les écoles d’orthophonie, les associations étudiantes vous permettront de trouver des informations pratiques sur chaque école, ville ou concours. Une mine d’or d’informations pratiques !

Difficultés d’hébergement, besoin d’annales, ces associations sont à votre service. Sur sa page dédiée, e-orthophonie* met à votre disposition l’ensemble des sites internet de ces associations étudiantes en orthophonie !

e-orthophonie*

L’écriture inclusive ?

L’écriture inclusive ?

Pas d’inquiétude, ce n’est pas un point de l’orthographe française qui vous échappait ou qui pourrait tomber en épreuve de linguistique. En fait, ce serait plutôt une question de culture générale. Mais alors, qu’est-ce que l’écriture inclusive ? En voici la définition : « ensemble des attentions graphiques et syntaxiques qui permettent d’assurer une égalité de représentations des deux sexes ». « Dans quel but ? », me direz-vous. Pour renoncer au masculin générique, à la primauté du masculin sur le féminin dans les accords en genre (des hommes et des femmes sont allés)*.

Pour résumer, faire progresser l’égalité femmes-hommes par la manière d’écrire, mettre fin à la hiérarchisation des sexes. Voici un noble projet. Allons plus loin dans l’explication. Il faut vous dire que cette écriture repose sur trois grands principes :

  • accorder les fonctions, métiers et titres en fonction du genre : « une autrice », « une pompière », « une maire ».
  • au pluriel, utilisation du point médian pour inclure les deux sexes : les électeur·rice·s, les citoyen·ne·s ou bien les maçonnes et les maçons.
  • éviter l’emploi les mots « homme » et « femme » et utiliser des termes plus universels comme « les droits humains » (au lieu des droits de l’homme).

A chacun son opinion. Linguistes et autres intellectuels ne sont pas unanimes mais nous pourrions conclure tel Antoine Gautier, maître de conférences en linguistique à la Sorbonne : « L’écriture inclusive peut amener à s’interroger sur la place accordée aux femmes dans la société, en cela, elle est bénéfique. Cependant, on peut douter que son adoption suffise à changer les mentalités ».

Comment garder son cerveau en bonne santé ?

Comment garder son cerveau en bonne santé ?

Vous aimeriez savoir comment protéger votre cerveau, votre meilleur ami en cette période de stimulation intense. Voici quelques pistes… proposées par le Pr. Bernard Sablonnière, chercheur à l’Inserm.

  • Un tout petit peu de stress : il est bénéfique lorsqu’il est peu intense et de courte durée, il stimule alors notre créativité et notre détermination. Alors, pas trop de stress ! Relâchez la pression. Comment ?
  • Une activité physique régulière : muscle et cerveau font bon ménage. Les muscles libèrent des signaux chimiques et sont capables de stimuler la fabrication de neurones.
  • Activité intellectuelle : un environnement cognitif riche, une curiosité débordante et de multiples activités d’apprentissage façonnent les circuits du cerveau, en stimulant la survie des nouveaux neurones.
  • Les liens sociaux : le cerveau humain perçoit et partage les émotions des autres et est capable d’empathie. C’est un effet stimulant sur les circuits du cerveau en réduisant fortement les effets du stress.
  • Pas trop de graisses et de sucres : un apport calorique trop élevé et un excès de sucres et de graisses dérèglent le fonctionnement cellulaire et produisent des signaux inflammatoires qui altèrent les vaisseaux sanguins du cerveau.
  • Eviter les psychotropes : notre cerveau utilise des procédés chimiques pour fonctionner. Les psychotropes peuvent bloquer leur fonctionnement pouvant conduire à des effets néfastes et irréversibles.

Bonne lecture !

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