J-6 avant notre 4ème webinaire : comment remplir avec pertinence vos encadrés Parcoursup

J-6 avant notre 4ème webinaire : comment remplir avec pertinence vos encadrés Parcoursup

J-6 avant notre nouveau webinaire sur le dossier Parcoursup ! Cours en live le samedi 5 décembre à 10h30 : comment remplir avec pertinence vos encadrés Parcoursup.

Nous nous retrouverons le 5 décembre à 10h30 pour notre prochain webinaire en direct. Retrouvez Madam-Yper-Text, Facbiv’ et MissOral pour continuer notre avancée dans l’élaboration de votre dossier Parcoursup en évoquant comment remplir avec pertinence les encadrés liés à vos activités/centres d’intérêt ainsi que celui lié à votre scolarité. Chacun de ces encadrés est analysé par les CFUO, en parallèle du projet de formation et des résultats aux examens.

Nous procéderons également au bilan du CB concernant la formation en CFUO, en prélude aux oraux. Cela vous permettra d’ores et déjà de comprendre ce qu’attendent les jurés de la part des candidats. Et surtout nous serons là pour répondre à vos questions et à vos remarques. Au plaisir de vous y retrouver !

Alors, rendez-vous à tous nos e-orthophonistes le 5 décembre à 10h30 ;).

Rejoignez-nous !

e-orthophonie*

Les troubles DYS : un handicap à diagnostiquer au plus tôt

Les troubles DYS : un handicap à diagnostiquer au plus tôt

Comment différencier un trouble du langage et des apprentissages d’un simple retard scolaire ? Comment les professionnels de santé posent-ils leur diagnostic ?

Une première séance d’orthophonie dure environ deux heures. Le temps d’établir le bilan du patient, prescrit par son médecin. Cela commence par un entretien, en présence des parents, pour que l’orthophoniste connaisse l’histoire, le mode de vie, les retards constatés, les antécédents médicaux et ceux des frères et sœurs de l’enfant. Elle peut ainsi détecter une éventuelle cause pathologique à ses symptômes. Par exemple, un trouble de l’écriture peut être la conséquence d’une déficience auditive et non pas d’une dyslexie. La praticienne consulte également les bilans déjà réalisés, qu’ils soient psychomoteur, ophtalmologique ou orthoptique.

Vient ensuite une phase de tests, effectués dans la mesure du possible sans la présence des parents pour qu’ils n’influent pas sur les résultats. Il s’agit alors, par des exercices standardisés, de « mesurer l’attention auditive ou visuelle, la mémoire de travail, verbale ou immédiate, la capacité à reconnaître une image ou un son, à se repérer dans le temps et l’espace, etc. » Une épreuve consiste à répéter des mots, simples ou compliqués, une autre à identifier des syllabes ou des rimes, à décoder des termes qui n’existent pas, ou à lire un texte sans signification. « La qualité et la rapidité des réponses nous indiquent quels sont les déficits du patient et nous permettent de poser le diagnostic ».

Un diagnostic à poser le plus tôt possible

Pour ce faire, l’orthophoniste s’appuie sur des barèmes associés à chacun des tests, qui précisent où se trouve la norme et où commence le trouble. Des résultats qu’elle pondère ensuite, prenant en considération le comportement, les antécédents ou le quotient intellectuel : « Lorsqu’un enfant a un haut potentiel, il a tendance à davantage compenser son handicap et présente un niveau pathologique moins élevé qu’il ne l’est en réalité. » À l’heure de son compte-rendu, la praticienne pose un diagnostic de retard d’acquisition, qu’une rééducation pourra combler, ou bien de trouble spécifique (dysphasie, dyslexie, dysorthographie ou dyspraxie), pour lequel il faudra mettre en place des moyens de compensation sur le long terme.

Certains cas échappent au dépistage. Parmi ses patients, l’orthophoniste compte ainsi « de jeunes adultes qui se sont écroulés en arrivant à la fac, ou des cadres de grandes entreprises qui cachent leurs problèmes d’orthographe ». Des dyslexiques non diagnostiqués qui gardent les séquelles de leur trouble : certains confondent les lettres m et n, p et q, ou les sons pe et be, d’autres écrivent les chiffres en miroir, à l’envers… Autant de marqueurs, de signes qui ne trompent pas.

28 novembre 2020 : journée nationale de l’accès aux soins en orthophonie

28 novembre 2020 : journée nationale de l’accès aux soins en orthophonie

La Fédération nationale des orthophonistes (FNO) mobilise les citoyens pour améliorer l’accès aux soins en orthophonie.

Il n’est pas rare de devoir attendre plus d’un an pour obtenir un rendez-vous avec une orthophoniste et les listes d’attente s’allongent… Cette situation pose un problème de santé publique, avec un risque accru pour les publics fragiles.

Les orthophonistes sont également impactés, ils souffrent de ne plus pouvoir accueillir et accompagner aussi bien qu’ils le voudraient les interrogations et les besoins du public.

Pour remédier à cette situation, la FNO lance le 28 novembre une pétition et une série d’actions locales. Face au silence du gouvernement : un appel à mobilisation générale !

Les délais d’attente traduisent un besoin d’orthophonie croissant au sein de la population, mais ils tiennent pour beaucoup de décisions politiques, alors que le « virage ambulatoire » a dirigé un surcroit de patients vers les cabinets des professionnels libéraux, l’État n’a pas décidé de former plus de nouveaux professionnels, ce qui amplifie la pénurie. Parallèlement, il y a de moins en moins d’orthophonistes dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux, les salaires n’étant pas attractifs, sans lien avec le niveau de formation, de compétences et de responsabilités des orthophonistes.

Pour résoudre cette situation de tension, la FNO avait, en 2018, formulé 20 propositions adressées au ministère de la Santé, sans réponse malgré de nombreuses sollicitations.

28 novembre : agir malgré l’état d’urgence sanitaire

Le 28 mars dernier, une grande journée de mobilisation était prévue, avec des évènements partout en France. La crise sanitaire en a décidé autrement. Les cabinets libéraux sont restés fermés de longues semaines, mais la FNO a obtenu la téléorthophonie pour permettre la continuité des prises en charges orthophoniques.

Lors de ce second confinement, les cabinets pourront accueillir des patients moyennant le respect des mesures de sécurité sanitaire. Les orthophonistes savent que les retards de prise en charge impactent lourdement les rééducation de leurs patients.

Le 28 novembre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue. Il ne sera pas possible d’organiser des évènements de prévention, comme prévu. Mais les orthophonistes diffuseront des affiches et des vidéos, et une pétition pour obtenir une augmentation du nombre d’étudiants en orthophonie et la création de postes en établissements de santé et médico-sociaux, avec une rémunération et un statut en phase avec le niveau de diplôme (Bac+5).

Un serious game pour aider les enfants « dys »

Un serious game pour aider les enfants « dys »

Lui-même dysorthographique, Henry Arnould lance un jeu vidéo pour accompagner les enfants « dys » dans leurs apprentissages.

A l’écran, l’avatar circule entre les murs d’une vaste ville peuplée de silhouettes bienveillantes, qui le mettent au défi. A la manette, le joueur est invité à jouer avec les lettres et les chiffres. Des exercices simples, pour les enfants de 5 à 12 ans, auxquels est destiné le serious game Ludinaute : un challenge pour ceux qui présentent des troubles « dys ». Les abîmes dans lesquels peuvent être plongés ces enfants, Henry Arnould les connaît bien. « Je suis moi-même dysorthographique, je suis incapable de rendre une copie sans faute », décrit-il.

Des saisons et des épisodes « comme sur Netflix« 

Comme lui, entre 4 et 8 % de la population souffriraient de ces troubles de l’apprentissage. « On ne peut pas les laisser comme ça ! », se révolte celui qui est aussi père de cinq enfants « dys » (calculique, praxique, lexique). A la tête de sa propre entreprise, Hyda Engineering, il a édité un serious game pour les accompagner dans leurs apprentissages. Le jeu vidéo est en ligne depuis le mois de mars, suivi par une application pour casque de réalité virtuelle et un jeu en réalité augmentée pour les smartphones. Il est soutenu par l’Éducation Nationale. « Beaucoup d’outils existent, mais ils restent souvent très scolaires« , constatait Henry Arnould cinq ans plus tôt. Avec l’objectif d’aider ces enfants à travailler « sur l’attention, la concentration et la répétition« , il se nourrit de tous ces exercices, s’abreuve d’avis d’othophonistes, et élabore, « brique par brique« , l’univers de ses « voyageurs du savoir ». Le serious game fonctionne par saisons et par épisodes « comme sur Netflix« , s’enthousiasme le concepteur de Ludinautes. Il y a cependant un parcours personnalisé en fonction de la progression de chaque enfant. Le jeune joueur ne sera pas seul dans son utilisation, puisqu’une plateforme permettra d’accéder aux statistiques de progression de son activité. « Cela peut intéresser les adultes qui l’entourent, ses parents, ses enseignants, son orthophoniste« , avance Henry Arnould. Dans une version future, l’enfant pourra même être guidé par son orthophoniste dans le jeu.

Orthophonie et musique : réapprendre à écrire

Orthophonie et musique : réapprendre à écrire

Une jeune orthophoniste travaille à réapprendre aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson à écrire.

Réapprendre en musique à écrire à des personnes atteintes par la maladie de Parkinson, c’est le but que s’est fixé la jeune orthophoniste Lauriane Véron-Delor. « De la même manière que cette maladie neurodégénérative ralentit la marche des personnes malades et rend leurs déplacements plus difficiles, elle affecte leur écriture. Celle-ci devient moins fluide, saccadée et de plus en plus ramassée« , décrit-elle. Afin de faire de la musique un soutien thérapeutique à l’écriture, elle a rejoint le laboratoire de neurosciences cognitives (LNC) de l’Université Aix-Marseille (Saint-Charles, 3e). « Les travaux scientifiques préalables menés par Jérémy Danna, chercheur au LNC, m’ont encouragé dans cette voie« , évoque-t-elle. Voilà désormais deux ans qu’elle mène une thèse au sein de l’équipe de ce dernier, le MuLaW (pour Music Langage Writing), en lien également avec l’équipe REaDY (Représentations et Dynamique) du laboratoire parole et langage à Aix-en-Provence.

Solliciter des zones du cerveau épargnées

Ces laboratoires ont en effet développé une véritable expertise en matière de « sonification » de l’écriture. Cette « sonification » consiste à traduire en son le mouvement même de la main en train d’écrire. La couleur ou le rythme du son reflète alors la dynamique (par exemple la vitesse) du geste. « Plusieurs études suggèrent que la sonification des mouvements pourrait venir en aide aux personnes souffrant de la maladie de Parkinson« , rappelle-t-elle. Les liaisons induites par la maladie au sein des noyaux gris centraux, situés à la base du cerveau, dégradent les mouvements dits automatisés, c’est-à-dire ceux que nous exécutons sans même y réfléchir, à l’instar de la marche… et de l’écriture. Pour compenser cette perte irréversible d’automatisme, la rééducation en musique cherche alors à solliciter d’autres zones du cerveau épargnées par la maladie. « Le son qui accompagne le geste de la main active alors un nouveau canal sensoriel et stimule d’autres zones d’apprentissage », explique-t-elle.