Des résultats exceptionnels pour 2019-2020 !

Des résultats exceptionnels pour 2019-2020 !

42,63% d’admission en 2020 et 41,97% en 2019 ! Nous sommes très fiers de vous annoncer les excellents résultats de nos deux dernières promotions d’e-orthophonistes.

Plus de 41% de nos promotion 18-19 et 19-20 ont brillamment réussis leurs concours ! Ce sont des résultats exceptionnels quand on connaît la sélectivité de ce concours et le numerus clausus drastique 

Nous sommes également très heureux car nous allons continuer à collaborer avec six d’entre eux… mais de l’autre côté de la barrière. En effet, ces étudiantes vont travailler avec nous sur l’animation du Student Network et l’accompagnement des nouveaux inscrits.

Au delà de la joie que nous avons pour tous nos élèves qui ont obtenu un concours, nous sommes vraiment très satisfaits de ces résultats car nous plaçons la pédagogie et l’encadrement au cœur de notre formation. Ces nombreuses réussites reflètent pour nous la qualité de notre préparation et l’implication de l’ensemble de nos équipes.

Encore un grand bravo a nos e-orthophonistes qui ont réussi avec brio !

Nous leur souhaitons beaucoup de succès pour la suite de leurs études.

Résultats

Résultats

WHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAT ?! Presque tous nos résultats d’admission sont connus et c’est, au total, 105 e-orthophonistes admises 👏🏻💪🏻😎👍🏻👌🏻. Vous êtes vraiment impressionnantes, respect 🙏🏻.

L’orthophoniste qui révolutionne l’approche de la dyslexie

L’orthophoniste qui révolutionne l’approche de la dyslexie

Fondatrice de l’association Puissance Dys, cette chercheuse a conçu une méthode innovante, fondée sur les neurosciences, pour repérer et rééduquer les enfants et les adultes atteints de troubles « dys ». Elle la décline en une appli, baptisée Dysplay.

Dyslexique ? Pour Béatrice Sauvageot, ce terme n’a rien de pathologique. Au contraire, pour elle, c’est une grande force. « J’accueille depuis 30 ans des enfants, des ados et des adultes que l’on dit atteints de « troubles dys » (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie ou dyspraxie), explique-t-elle. Et j’ai radicalement changé de regard sur eux. Ils n’ont pas de troubles, mais une disposition cérébrale différente, c’est-à-dire une autre forme d’intelligence encore largement inexplorée. Ils perçoivent plus d’images, d’odeurs, de sons, de couleurs que nous. Ils voient 36 images par seconde, et non 24. Devant un film en 3D, ils n’ont pas besoin de lunettes ! Les dys ne dysfonctionnent pas. Ils sont géniaux ! »

Un sourire espiègle, une intelligence vive, un regard-laser qui analyse tout et une énergie inépuisable : Béatrice passe très vite au tutoiement et suscite d’emblée la sympathie. Avec elle, pas de chichi, elle va à l’essentiel et parle avec passion de « ses » dys. « A les fréquenter, je deviens moi-même hyper-intuitive ! » s’amuse-t-elle. Mais son regard devient grave dès qu’elle évoque leur souffrance. « En démarrant mes études d’orthophonie, j’ai découvert un continent de douleur, raconte Béatrice. Des enfants et des adultes désespérés, systématiquement trahis par la lecture. Les lettres dansent devant leurs yeux, ils déchiffrent péniblement, confondent le sens des mots. Dans notre société fondée sur l’écrit, c’est très invalidant et vécu avec un sentiment de honte. On les traite injustement d’idiots ou de paresseux. Beaucoup sont blessés profondément, paralysés par la peur. Dès qu’ils saisissent un crayon, c’est une humiliation. Ils ont l’écrit muet, fauché. Ils vivent leur dyslexie comme un handicap ». Toute la famille en souffre : « Etre parent d’enfant dys, ce n’est pas difficile, cela relève de l’exploit ! Ils me disent souvent : on n’a plus de vie. »

Selon l’OMS, près de 12% de la population mondiale serait touchée par ces difficultés à lire, écrire ou calculer. Et une personne sur 5 souffre, ou a souffert, de troubles dys ou de problèmes d’apprentissage. Le phénomène inquiète l’Education Nationale. Et les parents désemparés se ruent chez les orthophonistes. Afin de les aider, Béatrice a créé à Paris en 1992 l’association Puissance Dys, un centre pédagogique, thérapeutique et de recherche totalement innovant, avec une équipe pluridisciplinaire, pour sortir les dys de cette spirale de l’échec. « Grâce à notre connaissance du fonctionnement du cerveau dys, nous avons mis au point des centaines d’outils, d’exercices et de jeux pour rééduquer les dys et leur redonner confiance en eux ».

La découverte de la dyslexie, un « vrai choc »

Devenir orthophoniste, Béatrice n’y songeait pas spécialement dans sa jeunesse. « Enfant, je rêvais de devenir journaliste, clown et musicienne ». Née à Nice, d’un père rugbymen et d’une mère prof de français et d’espagnol, elle grandit à Abidjan, en Côte d’Ivoire. « Je n’ai jamais été dyslexique mais j’ai connu la souffrance du handicap. A 18 mois, j’ai contracté une poliomyélite qui m’a laissé des séquelles à la jambe. Comme les dys, j’évolue dans un monde qui n’a pas été pensé pour moi ». Elle découvre la dyslexie à travers Joseph, son babysitter burkinabé qu’elle adore. « Il parlait 7 langues mais il n’arrivait pas à apprendre à lire et à écrire, malgré les nombreuses tentatives de ma mère. Avec lui, la dyslexie a imprégné mon enfance ». Elle rentre en France à l’âge de 8 ans. « Ce fut un vrai choc. J’avais un accent ivoirien à couper au couteau. Je n’aimais pas l’école, je me faisais souvent gronder. J’étais aussi régulièrement punie car j’arrivais en retard en cours à cause de ma jambe boiteuse ».  Son enfance africaine lui a donné le goût des sons, des langues et des musiques. A 22 ans, elle passe le diplôme d’orthophonie. « J’ai travaillé un an dans un cabinet. Mais je voyais bien que les méthodes classiques ne fonctionnaient pas, ou mal, avec les enfants dyslexiques. Je ne comprenais pas non plus pourquoi on s’acharnait à vouloir soigner des personnes qui n’étaient pas malades. J’ai alors songé à changer de voie. Une orthophoniste de l’équipe m’a dit : au lieu de changer de métier, change le métier. Ce fut un déclic pour moi ».

Béatrice se spécialise en neurologie. A la Pitié Salpêtrière, elle rencontre celui qui devient son mentor : l’écrivain Jean Matellus, qui était neurologue, linguiste et poète. Ensemble, ils fondent l’association Puissance Dys, qui réunit des scientifiques, des artistes, des enseignants et des thérapeutes. Elle publie avec lui Vive la dyslexie (J’ai Lu). Au fil de ses recherches, Béatrice crée une méthode ludique et révolutionnaire, qui s’appuie sur l’expression artistique et corporelle, en mêlant musique, chant, danse et rire. « Je m’appuie sur l’éveil des sens et je réinjecte du plaisir dans l’apprentissage de l’écrit. Un dys ne peut apprendre qu’en mouvement. Il voit le monde de façon spatiale et graphique, comme Léonard de Vinci ou Rodin, qui étaient eux-mêmes dyslexiques. Quand les dys arrivent chez moi, je ne pointe pas leurs défaillances, mais je leur fais un bilan de leurs compétences et de leurs points forts sur lesquelles la rééducation va s’appuyer. Chaque thérapie est adaptée à la personnalité de l’enfant et à ses besoins ».

Primée par la Fondation de France, sa méthode a fait ses preuves et enchante les parents. « J’ai créé notamment un alphabet et une langue neurologique, que j’appelle la bilexie, lisible de façon immédiate par les dyslexiques, qui existe pour le logiciel Word. En quelques semaines, les résultats sont spectaculaires. Les enfants dys progressent à vue d’œil, ils apprennent rapidement à lire et à écrire. Plusieurs, qui étaient les derniers de la classe, se retrouvent parmi les premiers. Ils retrouvent confiance en eux, autonomie dans leurs apprentissages et joie de vivre. Ils peuvent exprimer pleinement toutes leurs potentialités. Ils vivent une réelle transformation. La dyslexie n’est pas une maladie, mais une identité riche, créative et empathique ».

De futurs Einstein puissance dys ?

Soutenue par le groupe de protection sociale Malakoff Mederic Humanis, Béatrice vient de lancer sa méthode innovante en version digitale, Display, pour enfants, ados et adultes, afin de diagnostiquer et de rééduquer les dys. « L’augmentation du nombre d’enfants dys n’a pas de rapport avec l’expostion précoce aux écrans, explique-t-elle. Simplement, on les détecte davantage aujourd’hui. On nait dys, c’est héréditaire, selon l’Encyclopédie Chirurgicale et Médicale. Mais attention, il y a aussi des enfants dont les parents ne s’occupent pas, ou qui vivent dans des lieux défavorisés et qui n’arrivent pas à suivre à l’école. On les déclare dys alors qu’ils sont juste en retard. C’est pour cela que Malakoff Médéric Humanis nous a demandés de faire avec Dysplay un dépistage gratuit, pour ne pas se tromper. Il y a plus de 100 questions et un résultat de tests très sérieux. On n’attend plus, on peut le faire à la maison ou à l’école. Je propose des exercices, des jeux et des vidéos exclusifs, ainsi que des audiocaments pour stimuler les sens et la plasticité cérébrale. Les dys ont souvent une appétence pour les écrans car ils ont soif d’apprendre. Ils s’approprient des notions d’apprentissage que ne fournit pas l’école. Ils ont accès à des mécaniques de jeux qui les aident à mettre en place la logique et à exercer leur mémoire». Hypersensibles, originaux, intelligents, oniriques et intuitifs, les dys ont leur propre monde et un immense potentiel créatif, conclut Béatrice. Je m’émerveille chaque jour de la richesse de leur personnalité. Ils ressemblent à des mutants ». Ou à des futurs Einstein puissance Dys ?

Tous derrière les orthophonistes !

Tous derrière les orthophonistes !

Le 16 juin, pour peser sur le Ségur et sauver les soins, les orthophonistes étaient au rendez-vous.

Les orthophonistes désertent l’hôpital depuis des années, tant leur salaire et leur statut sont inadaptés à leur niveau de formation, de compétences et de responsabilités. Les postes d’orthophonie diminuent et sont de plus en plus morcelés, transformés ou vacants, ne permettant plus de respecter les ratios préconisés. Cette situation dégrade gravement l’égalité d’accès aux soins des patients et la qualité de la formation initiale des orthophonistes. La profession, unie dans une intersyndicale, se bat depuis des années en vain… et pourtant les orthophonistes s’inquiètent d’être oubliés dans les négociations du Ségur de la Santé.

Si toutes les professions du monde de la santé ont besoin d’une reconnaissance, le problème spécifique de l’orthophonie est particulièrement aigu. Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé a regretté que la montée en compétences ne soit pas rémunérée à sa juste valeur. Les orthophonistes vivent cette injustice depuis près de 35 ans.

Après 5 années d’études universitaires (grade master), le salaire actuel s’élève à 1 400 € net par mois à la première embauche et à 2 000€ net par mois après 25 ans de carrière à temps plein (grilles de salaires de niveau bac+3), soit un manque à gagner de 10 000€ par an en fin de carrière par rapport aux autres professions diplômés en bac+5 (ingénieurs hospitaliers, psychologues…).

Aujourd’hui, les orthophonistes sont en voie de disparition à l’hôpital. Ils ne représentant que 7,4% des effectifs de notre profession, contre 54% en 1970. Le déficit d’accès aux soins orthophoniques est devenu un enjeu majeur de santé publique, de très nombreux patients ne bénéficiant pas des soins nécessaires.

La crise sanitaire a, de surcroît, exacerbé les problématiques d’une profession déjà fragilisée, subissant depuis longtemps les contraintes des établissements de santé, les réorganisations fréquentes, l’adaptation au sous-effectif chronique. Malgré cette situation particulièrement grave, les orthophonistes ont été exclus des groupes de travail, après la conférence de lancement du Ségur.

La journée de mobilisation du 16 juin a été l’occasion de rappeler, une nouvelle fois, au gouvernement l’urgence dans laquelle se trouvent les orthophonistes… et les citoyens qui ont besoin de leurs interventions.

Les orthophonistes exigent une revalorisation réelle et significative des grilles de salaires, l’amélioration notable des carrières, la création de postes, une politique de lutte contre la précarité et un accès aux soins orthophoniques facilité.

Tous derrières les orthophonistes !

Testez dès maintenant votre audition

Testez dès maintenant votre audition

Un problème d’audition pourrait vous empêcher d’intégrer plus tard une école d’orthophonie. Un audiogramme vous sera d’ailleurs demandé à l’entrée en CFUO.

Alors, testez-vous dès maintenant avec notre audiogramme en ligne et évitez de passer à côté d’un problème d’audition, même léger.

Bien entendu, cet audiogramme ne se substitue pas à un audiogramme passé chez un professionnel. Mais il vous permet d’évaluer de manière personnelle votre audition.

A vous de jouer !

Audiogramme en ligne