VocabOrtho : les troubles de l’articulation et de la parole

VocabOrtho : les troubles de l’articulation et de la parole

Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une pathologie prise en charge par les orthophonistes. Ce sont des notions essentielles à connaître pour vos oraux d’admission en CFUO ⁣⁣😉. Ce mois-ci, nous vous présentons les troubles de l’articulation et de la parole.

C’est le seul domaine de l’orthophoniste qui ne concerne que les enfants et les adolescents. Il comprend une grande variété de troubles avec des origines diverses.

Ce sont des erreurs systématiques et constantes qui perturbent l’exécution des mouvements à réaliser pour émettre un phonème donné. On peut rencontrer trois types de troubles :

  • l’absence d’un phonème,
  • la substitution par un autre son dont l’articulation est voisine,
  • la production d’un son qui n’existe pas en français.

Ces troubles se caractérisent par une déformation de la prononciation de certaines lettres par exemple parler sur le bout de la langue ou « zozoter ». Lorsque le problème est constant et répétitif dans le temps, il s’agit alors d’un trouble d’articulation.


L’articulation des mots se fait grâce à certains mouvements précis d’un ensemble de composantes physiologiques. La bouche, la mâchoire, le palais et la langue sont naturellement synchronisés afin de prononcer correctement les lettres. Chez certains enfants, cette synchronisation peut être déficiente à cause d’un problème moteur au niveau de la langue ou des lèvres, d’une audition déficiente, d’une malformation du palais, de la mâchoire ou de la bouche. Un trouble d’articulation est d’origine fonctionnelle lorsque toutes autres anomalies physiologiques ou sensorielles ont été écartées. La dentition peut aussi être impliquée lorsque des dents sont soit manquantes, mal alignées ou mal positionnées.

La prononciation déformée de certaines lettres est un signe permettant d’identifier le trouble d’articulation chez le jeune enfant. Par exemple, parler sur le bout de la langue est très évident lors de la prononciation des lettres s, z, t, d et n. Tandis que dans la prononciation des lettres s, z et ch, les sons émis sont souvent empâtés et mal articulés. À long terme, si la situation perdure, il sera difficile de remédier à ce genre de trouble. L’enfant aura une élocution déficiente tout au long de sa vie puisqu’il sera habitué à mal articuler certaines lettres.

Un trouble d’articulation non traité risque d’occasionner des difficultés d’écriture et de lecture et d’évoluer vers un trouble de la communication. Il peut également avoir des conséquences négatives sur l’estime de soi, les interactions avec l’entourage et sur la vie professionnelle d’une personne.

 

Parcours étudiant : « je suis entrée en 1ère année d’orthophonie ! »

Parcours étudiant : « je suis entrée en 1ère année d’orthophonie ! »

Quels conseils aimeriez-vous avoir pour intégrer, vous aussi, un centre de formation en orthophonie (CFUO) ? Vous vous êtes posé de nombreuses fois la question. Comme chaque mois, toute l’équipe d’e-orthophonie* est heureuse de partager avec vous les astuces de nos étudiants qui ont brillamment réussi !

Ce mois-ci, c’est au tour de Coralie. Elle partage son expérience avec vous au détour de notre interview vérité. Découvrez son parcours et ses conseils pour réussir !

 

1ère partie : INFORMATIONS CONCERNANT CORALIE

  1. Année d’intégration d’un CFUO ? Septembre 2023
  2. Combien d’années de tentatives ? J’ai tenté à trois reprises, j’ai été admise à la 3ème tentative.
  3. Nombre de regroupements de CFUO demandé l’année de l’intégration ? Lesquels ? J’ai postulé à 4 regroupements de CFUO : Bourgogne Franche Comté Grand-Est, Université des Antilles – Pointe-à-Pitre, Nouvelle-Aquitaine et Toulouse.
  4. CFUO intégré ? J’ai intégré le CFUO de Nancy

2ème partie : DURANT LA PREPARATION

  1. Circonstances particulières durant l’année de préparation : bachelier ? fac en parallèle ? dans quelle filière ? en reconversion (de quel métier ou branche) ? Durant mon année de préparation j’étais en deuxième année de licence en Sciences de l’Education.
  2. Prépa en présentiel effectuée (auparavant ou en parallèle) ? Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai effectué une prépa en présentiel.
  3. Pourquoi avoir choisi une prépa en ligne et e-orthophonie*, en particulier ? J’ai choisi une prépa en ligne car d’une part cela me paraissait plus simple de suivre mes cours à la fac et en parallèle de préparer sereinement mon concours d’orthophonie avec une certaine flexibilité. D’autre part je trouvais qu’une prépa en ligne coûtait moins cher qu’une prépa en présentiel. Enfin, j’ai choisi e-orthophonie en particulier car les témoignages des étudiants admis m’ont vraiment touché et j’ai beaucoup aimé le fait qu’ils proposent régulièrement des webinaires très enrichissants.
  4. Quelle était votre organisation de travail durant la préparation (par exemple, nombre de jours de travail par semaine, nombre d’heures de travail par jour, quels contenus vous a le plus servi…) ? Durant ma préparation, j’essayais de travailler tous les jours durant au moins 2h. Cependant avec les cours à la fac, il y avait certains jours où je n’avais pas le temps de travailler sur ma préparation aux concours.
  5. Qu’est-ce qui a été décisif dans votre préparation ? C’est vraiment difficile à dire car je n’aurais jamais pu proposer un tel dossier sans e-orthophonie* mais c’est la même chose pour les oraux. Et les webinaires sont hyper importants aussi. Honnêtement, je ne pourrais pas dire, tout était décisif 😁.
  6. Comment avez-vous choisi les CFUO (critères de sélection) ? J’ai choisi les CFUO par rapport aux épreuves proposées aux oraux et aux pourcentages d’étudiants en réorientation admis, ainsi que la mention qu’ils ont obtenue à leur baccalauréat.
  7. Selon vous, que recherchent les jurés lors des oraux ? Selon moi, lors des oraux les jurés recherchent avant tout, une personne à qui ils pourront faire confiance et avec qui ils pourront travailler plus tard. Ils recherchent également une personne authentique qui éprouve un réel intérêt pour la formation et le métier. Alors soyez vous-mêmes, parlez de vos expériences d’accompagnement et de bénévolat ou tout ce qui pourra mettre en avant votre personnalité et ce que ça pourra apporter de plus à votre futur métier !
  8. Qu’est-ce qui vous a le plus servi lors de la préparation aux oraux (entraînements personnels aux exercices et questions, oraux blancs…) ? Les oraux blancs m’ont le plus servi lors de la préparation aux oraux. En effet, les exercices et les questions posées par nos formateurs m’ont permis de me mettre réellement en situation. De plus, les conseils donnés m’ont beaucoup aidé.
  9. Après coup, quel était votre meilleur atout à l’oral ? Je crois que c’est mon naturel. J’ai su rester moi-même en appliquant les précieux conseils d’e-orthophonie. Et ça, c’est vraiment grâce aux oraux blancs !

 


 

3e PARTIE : UNE FOIS LE CFUO INTEGRE

  1. Combien suivez-vous d’heures de cours et TD en présentiel par semaine en moyenne ? Le rythme de travail fluctue, mais il faut compter en général entre 20h et 30h de cours par semaine.
  2. Quelles sont les périodes de cours et de vacances ? A Nancy, il y a 1 semaine de pause pédagogique à la Toussaint et en Février, en plus des vacances de Noel. Les partiels du 1er semestre ont lieu avant les fêtes de fin d’année.
  3. Quels points forts pouvez-vous évoquer par rapport au CFUO choisi ? des points faibles ? Selon moi, le point fort du CFUO de Nancy est de réaliser les partiels du 1er semestre avant les fêtes de fin d’année. Cela permet aux étudiants d’avoir une vraie pause pendant cette période festive.
  4. Quels conseils pour bien aborder la 1ère année ? Quel est le temps de travail personnel (vous pouvez indiquer un nombre d’heures par semaine, par exemple) ? Mon temps de travail personnel est d’environ 20h, voire plus par semaine. Mais il peut varier, cela dépend du nombre d’heures de cours que j’ai eu.
  5. Comment organisez-vous votre temps de travail (relecture, lectures complémentaires…) ? Après les cours je relis tous ceux que j’ai eu dans la journée et si je n’ai pas compris certaines notions, je regarde des vidéos ou j’effectue des lectures complémentaires pour m’aider à comprendre. J’essaye également de faire régulièrement des « to-do list » pour bien m’organiser.
  6. Y a-t-il des erreurs à éviter ? Bien sûr, erreur à éviter numéro 1 : ne surtout pas attendre la période de révision avant les partiels pour réviser ! Je sais à quel point ce n’est pas facile, mais faites de votre mieux pour commencer les révisions en amont !
  7. Avez-vous des conseils à donner pour trouver un stage (école, structures, libéraux) ? Si oui, lesquels ? Si je peux vous donner un conseil, c’est de vous y prendre suffisamment tôt pour chercher votre stage, car les démarches administratives prennent du temps.
  8. Pourriez-vous dire si le CFUO que vous avez choisi insiste davantage sur certains aspects (par exemple : neurologie, langue des signes…) ? Je ne maîtrise pas assez les enseignements sur les 5 ans pour donner un avis constructif.
  9. Souhaitez-vous ajouter des informations qui vous semblent pertinentes et surtout essentielles à connaître pour les futurs étudiants en orthophonie ? Il est essentiel de savoir que les études en orthophonie sont denses et éprouvantes, mais ayez toujours en tête que ces études vous permettront d’exercer le métier de vos rêves ! Ainsi, faites toujours de votre mieux, ne vous mettez pas trop de pression. Même si vos « to do list » ou votre planning de révision ne seront pas toujours respectés, soyez gentils envers vous-mêmes, vous faites du mieux que vous pouvez. Enfin, n’oubliez pas de prendre du temps pour vous, prenez soin de votre santé et profitez de la vie ! Je vous souhaite sincèrement de réussir votre sélection d’entrée en première année d’orthophonie !

Merci à Coralie pour son sérieux, son implication, sa persévérance et surtout sa gentillesse !

 

Les habiletés incroyables des dyslexiques

Les habiletés incroyables des dyslexiques

Quelles sont les manifestations, les causes, les difficultés et les besoins d’accompagnement liés à la dyslexie ? Avec Rose-Marie Lirola, orthophoniste chargée d’enseignement à l’université Pierre et Marie Curie à Paris, nous faisons le point sur ce trouble qui concernerait 4 à 5% des élèves d’une classe d’âge… mais aussi de nombreux adultes dont les difficultés étaient beaucoup moins prises en charge lorsqu’ils étaient enfants.

Combien de personnes, enfants ou adultes, sont touchées par ce problème ?

Rose-Marie Lirola – On estime qu’entre 5 et 15% des enfants d’âge scolaire seraient touchés. Cette prévalence vaut pour le monde et comprend les domaines de la lecture/écriture et les mathématiques, donc pas seulement la dyslexie. En France ce trouble concernerait 4 à 5% des élèves d’une classe d’âge. Ces chiffres varient beaucoup selon les langues et les cultures puisque cela dépend du degré « d’opacité » de la langue. Dans certaines langues, chaque lettre représente un son et un seul, alors que dans d’autres langues (comme le français), une lettre peut avoir différentes prononciations. Par exemple, en français, le « c » peut se prononcer “k” ou “ss”. En polonais, contrairement au français, chaque lettre a son propre son, ce qui simplifie l’apprentissage de la lecture mais qui complexifie la détection de la dyslexie.

Mais justement quels sont les symptômes de la dyslexie ?

R-M. L. – C’est une difficulté persistante, durable, à associer un son (phonème) à une lettre (graphème) qui entraîne des difficultés à décoder. Les personnes qui souffrent de dyslexie ont des difficultés dans la reconnaissance exacte et fluide des mots, une lecture lente, un décodage haché. La plupart du temps, les personnes dyslexiques ont une dysorthographie associée, c’est-à-dire des difficultés à apprendre l’orthographe des mots et à les retenir de manière durable. Il faut savoir qu’aujourd’hui on parle moins de dyslexie, de dysorthographie ou de dyscalculie mais plutôt de « troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture et/ou en expression écrite et/ou du calcul ».

Et quelles en sont les causes ?

R-M. L. – La dyslexie est un trouble du neuro-développement lié au dysfonctionnement de ce que l’on appelle la « visual word form area », une partie du cerveau située sur la gauche de la tête, en arrière de l’oreille. On pense que ce dysfonctionnement serait dû, au stade embryonnaire, à une migration particulière des cellules dans le tube neural au moment de la formation des deux hémisphères du cerveau, peut-être liée à des facteurs environnementaux. D’autre part, il y a aussi des causes génétiques à la dyslexie, un fort taux lié à l’hérédité, mais on sait aujourd’hui que si l’on entraîne ou rééduque les enfants présentant une dyslexie cela peut modifier leur système nerveux au niveau moléculaire et permettre d’augmenter la chance que leur descendance ait une dyslexie moins forte. Pour illustrer ce que représente la dyslexie, on peut dire que c’est comme le lien entre un interrupteur et une lampe : l’interrupteur c’est la lettre, la lampe c’est la façon dont se prononce cette lettre et le problème c’est le fil électrique qui représente le travail du cerveau durant la lecture, c’est comme si le réseau était ralenti.

Peut-on parler d’une maladie ?

R-M. L. – C’est aux patients de le dire ! Il faut surtout souligner que beaucoup ont des habiletés incroyables dans d’autres domaines, le dessin, la conceptualisation en trois dimensions, une perception très fine des détails et une grande intelligence émotionnelle. Les personnes qui souffrent de dyslexie sont souvent des personnes très humaines.

Au-delà des symptômes classiques, quels autres troubles peuvent connaître les patients dyslexiques ?

R-M. L. – Ils rencontrent souvent des problèmes dans l’exécution de certaines tâches, pour les enfants par exemple, préparer un cartable sans oublier livres, cahiers, lunettes … Chez les étudiants, on constate parfois des évitements des activités qui requiert des compétences scolaires ou universitaires, des difficultés à intégrer des changements dans leur emploi du temps, à respecter des horaires de rendez-vous en étant soit en retard soit trop en avance.

Peut-on guérir de la dyslexie ?

R-M. L. – Non, au même titre que vous aurez les yeux bleus ou marrons toute votre vie, la personne dyslexique aura toujours une lenteur résiduelle à la lecture des textes, même si elle lira presque normalement. Mais je veux souligner que c’est un problème de décodage, pas de compréhension : il y a des enfants qui décodent très bien mais qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent, et, cela, ce n’est pas de la dyslexie!

Qui pose le diagnostic de la dyslexie ?

R-M. L. – C’est l’orthophoniste, à partir de critères bien définis. Cela se fait à travers une consultation qui commence par un entretien clinique qui permet d’identifier d’éventuels problèmes de vue, d’audition, de voir s’il y a des antécédents familiaux et quand et comment ont commencé les difficultés. Pour les adultes cet entretien clinique est très important pour faire un retour sur les difficultés rencontrées durant l’enfance. Cette première partie de consultation, c’est ce qui va nous mettre sur la piste. Ensuite, il y a une série de tests qui permettent d’évaluer divers critères et d’établir un écart type par rapport à la moyenne. Si cet écart est en dessous d’un certain seuil alors c’est qu’il y a une pathologie.

Et ensuite, comment se passe la prise en charge ?

R-M. L. – A partir du diagnostic qui sert à évaluer la gravité du problème, on définit le protocole de soins qui est différent selon les cas. La littérature prévoit une prise en charge de 20 minutes 5 jours par semaine … On ne peut pas tenir ce rythme dans la réalité ! Pour ma part, je propose deux séances par semaine. Avec une implication de la famille. Mais ce point fait débat … En ce qui me concerne, pour les patients enfants, je considère que cette implication des parents, au-delà du fait qu’elle permet la poursuite de certains exercices à la maison, apporte une vraie prise de conscience et facilite le suivi de l’évolution.

Mais concrètement, quels sont les exercices pratiqués lors de ces séances ?

R-M. L. – Sur ce point non plus il n’y a pas de consensus. D’abord, la théorie la plus admise est de distinguer trois types de dyslexie, la dyslexie phonologique,, la dyslexie visuo-attentionnelle et celle qui est mixte. Certains auteurs parlent même de 18 types différents dont ceux liés aux troubles visuels, mais nous ne sommes pas là pour en débattre … Pour la dyslexie phonologique, par exemple, je fais travailler mes patients sur le traitement des sons (la phonologie). Il faut savoir qu’une personne dyslexique entend toute la variation des sons : quand vous prononcez à plusieurs reprises le son « p », le patient peut entendre toutes les variations possibles de ce son ; comment voulez-vous qu’il écrive correctement la lettre puisqu’il a entendu des sons différents à chaque fois que vous avez prononcé le mot? Donc je travaille beaucoup sur des mots à découper en syllabes pour analyser la macrostructure, puis un travail plus fin des mots dans lesquels manipuler les phonèmes. Ceci toujours avec un passage à l’écrit et avec des mots très simples au départ et de complexité croissante. Pour la dyslexie visuo-attentionnelle, il y aurait un trouble le nombre de lettres qui peuvent être traitées/vues simultanément dans une séquence de plusieurs lettres. Les exercices qui ont fait l’objet d’une validation scientifique, se déroulent en partenariat fort avec la famille car c’est un programme intensif (6 jours par semaine, 20 minutes par jour) avec des exercices de recherche visuelle et de discrimination (retrouver la même forme parmi des distracteurs…), des tâches de correspondance visuelle (similitude ou pas entre deux formes, lettres…), et enfin, des taches d’analyse visuelle (retrouver des mots parmi d’autres). Ces exercices sont administrés dans un ordre bien précis d’abord sur un matériel non-verbal (dessins, formes, symboles) puis ensuite verbal (lettres). Progressivement, le principe consiste à entraîner l’enfant à voir les groupements de lettres et non pas à se focaliser sur des stimulis (lettres) uniques.

Y a-t-il actuellement des avancées dans la prise en charge de la dyslexie ?

R-M. L. – J’aimerais bien ! En fait, si, il y a des nouveautés. Notamment des dispositifs liés à la vision qui permettent de jouer sur l’effet de rémanence visuelle. Certains patients ressentent des améliorations, d’autres pas mais il faudra déterminer quelle est la part de des dispositifs dans les progrès qu’ils enregistrent et, surtout, il sera nécessaire de réaliser des études scientifiques pour voir si cela fonctionne vraiment.

 

Ouverture de Parcoursup : la course aux concours est lancée, adoptez la positive attitude !

Ouverture de Parcoursup : la course aux concours est lancée, adoptez la positive attitude !

Avec l’ouverture de Parcoursup, la course aux concours est lancée et vous sentez en vous le stress monter ? Rien de plus normal, vous pensez jouer gros. Il va donc vous falloir adopter la positive attitude !!!! Voici le vadémécum anti-stress qu’il vous faut. Suivez le guide !

  1. Posez-vous.
    • Levez-vous 10 minutes plus tôt pour vous octroyer du temps seul. Une astuce qui changera votre journée !
    • Demandez-vous combien vous êtes sous la douche. Si vous pensez à votre dossier, à votre projet de formation, au subjonctif imparfait ou à l’accord du participe passé des verbes pronominaux, c’est que vous y êtes trop nombreux en même temps 😜.
    • N’attendez pas le week-end ou les vacances pour une pause. Soufflez au moins 15 minutes par jour, accordez-vous un bon jus de fruit dans le salon ou à la fenêtre. De chez vous, regardez autour de vous, sans penser à rien.
    • Dans les transports, lisez, écoutez de la musique ou un podcast : consultez, par exemple, en suivant ce lien  les conseils quotidiens d’un spécialiste de la pleine conscience.
  2. Débranchez tout !
    • Marchez dès que vous le pouvez, en prenant le temps de regarder autour de vous.
    • Evitez de penser aux obligations à venir, soyez dans l’instant.
    • Chez vous, allumez des lumières d’ambiance et faites-vous chauffer un bon thé.
    • Débranchez votre ordinateur et mettez votre portable en mode avion lorsque vous révisez.
    • Dites stop aux écrans 30 minutes avant de vous coucher, votre sommeil gagnera en qualité.
  3. Respirez…
    • Inspirer… expirer… Ce réflexe est directement lié à nos émotions. S’il perd en fluidité, il induit des tensions. Respirer permet également d’expulser les sentiments négatifs en nous ramenant dans l’instant présent.
    • Réalisez de temps en temps cet exercice de respiration sur la cohérence cardiaque en suivant ce lien.
  4. Positivez !
    • Loin des incantations de la méthode Coué, la pensée positive consiste à se représenter le meilleur pour le faire advenir. Le principe ? Chacun détient un potentiel à développer.
    • Combattez cette tendance à vous dévaloriser, à l’anxiété et au pessimisme qui vous ont envahi depuis que vous avez découvert la difficulté des épreuves.
    • Faites attention aux petites phrases automatiques négatives qui augmentent le stress.
    • Abandonnez et reformulez les pensées du type « je n’y arriverai jamais », « ce n’est pas pour moi », « inutile d’essayer », en  » je peux y arriver avec un peu d’efforts, je serai fier quand j’y serai parvenu » etc.
    • Faites des bilans constructifs. Par exemple, en recensant les choses positives qui sont arrivées durant votre semaine ou votre week-end de révisions.
  5. Méditez (pourquoi pas).
    • Des outils simples existent : petit bambou peut très bien vous aider. Nous vous invitons à télécharger cette application sur le playstore ou sur l’appstore.
A vous de jouer !
 
« On ne peut pas mettre le vent en cage »

« On ne peut pas mettre le vent en cage »

C’est ce que dit le proverbe. De même, on ne peut totalement contrôler ses émotions.

Vive le stress ! Soyons généreux avec lui, ne lui tournons pas le dos !

Le stress, c’est la preuve que vous avez des émotions et que vous êtes encore bien vivant. Vous avez conscience au moment où vous vous sentez « au bout du bout » de la montée d’angoisse, que les limites de ce qui est supportable pour vous sont atteintes.

Et je vais vous dire que c’est parfait ! Mais c’est inexact 😉. Vous êtes un être humain. Vous le savez, tout comme votre esprit et votre corps : vous placez beaucoup d’enjeux négatifs dans cette sélection. Ces sensations ne sont que le reflet de notre culture et de nos peurs, ancrées très profondément et ça ressort de temps à autre…

Vous voudriez dégonfler cette sensation étrange et insupportable car vous n’êtes plus productif dans vos révisions ? Pas de soucis. Accueillez vos émotions, regardez-les, c’est un moyen de les comprendre et de les déjouer.