Parcoursup a fermé ses portes le 1er avril et les premiers oraux d’admission auront lieu dans quelques jours. Nous souhaitions ainsi vous envoyer de bonnes ondes pour vous mettre dans les meilleures conditions durant cette période déstabilisante. Ne baissez jamais les bras et croyez en vous ! Vous allez arriver à l’oral, c’est votre place, vous êtes légitimes.
Nous voulions vous féliciter car le chemin choisi n’est vraiment pas des plus évidents. Choisir de l’emprunter est déjà courageux, quelle que soit la destination atteinte pour cette année.
Nous tenons particulièrement à saluer votre patience, votre persévérance, notamment pour celles et ceux qui ont déjà traversé cette épreuve plus d’une fois… On ne repart jamais véritablement de zéro, les expériences qui nous grandissent le plus ne sont pas toujours celles que l’on pense, les plus agréables, ou victorieuses. Mais quels que soient les résultats, ne doutez jamais de vous et de votre valeur. Gardez le bien à l’esprit lors de vos oraux. Si vous êtes là, c’est que vous le méritez. Le jeu en vaut vraiment la chandelle !
Rien ne remplace l’avis d’un expert ou l’accompagnement sur mesure d’une équipe dédiée. Nous proposons donc des séances de TD en visioconférence par petits groupes, nos VisioTD.
Retrouvons-nous pour ce 6ème VisioTD consacré aux oraux d’admission, un temps de partage et de réflexion en petits groupes. Pour continuer à faire évoluer votre technique, gagner en assurance et en sérénité, toute l’équipe se prêtera au jeu des questions/réponses. Dans un 1er temps, vous serez dans la posture du jury et nous, dans celle des candidats ! Vous nous poserez les questions auxquelles vous souhaitez obtenir des réponses circonstanciées. Dans un 2ème temps, nous inverserons les rôles et nous vous poserons quelques questions essentielles auxquelles vous veillerez à répondre en tant que candidat.
Si vous séchez, si vous doutez, tout est prévu car la séance se clôturera par un bilan permettant de vous livrer les derniers conseils et éclaircissements. Il s’agit d’un temps exclusivement dédié à vous et à vos remarques.
C’est ce que dit le proverbe. De même, on ne peut totalement contrôler ses émotions.
Vive le stress ! Soyons généreux avec lui, ne lui tournons pas le dos !
Le stress, c’est la preuve que vous avez des émotions et que vous êtes encore bien vivant. Vous avez conscience au moment où vous vous sentez « au bout du bout » de la montée d’angoisse, que les limites de ce qui est supportable pour vous sont atteintes.
Et je vais vous dire que c’est parfait ! Mais c’est inexact 😉. Vous êtes un être humain. Vous le savez, tout comme votre esprit et votre corps : vous placez beaucoup d’enjeux négatifs dans cette sélection. Ces sensations ne sont que le reflet de notre culture et de nos peurs, ancrées très profondément et ça ressort de temps à autre…
Vous voudriez dégonfler cette sensation étrange et insupportable car vous n’êtes plus productif dans vos révisions ? Pas de soucis. Accueillez vos émotions, regardez-les, c’est un moyen de les comprendre et de les déjouer.
Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une pathologie prise en charge par les orthophonistes. Ce sont des notions essentielles à connaître pour vos oraux d’admission en CFUO 😉. Ce mois-ci, nous vous présentons la dyslexie.
On estime qu’entre 4 et 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques. Quels symptômes doivent alerter les parents ? A quel âge diagnostique-t-on une dyslexie ? Comment rééduquer ? Toutes les réponses d’Hélène Dubois, orthophoniste.
Qu’est-ce que la dyslexie ?
« La dyslexie est un trouble du développement d’origine neurologique, présent dès la naissance et qui persiste tout au long de la vie, explique Hélène Dubois, orthophoniste. Cela signifie que le cerveau des enfants dyslexiques ne se développe pas et ne fonctionne pas comme celui des personnes non dyslexiques. C’est cette organisation différente du cerveau qui fait que les dyslexiques ont tellement de difficultés avec le langage écrit. La dyslexie est également très souvent héréditaire. Elle peut s’accompagner de troubles associés comme le retard de langage, des difficultés de mémoire auditive, des difficultés de traitement des informations visuelles…»
La dyslexie fait partie des troubles d’apprentissage (‘troubles dys’) comme la dysorthographie (trouble dans l’acquisition et la maîtrise de l’orthographe), la dysgraphie (trouble affectant l’écriture et son tracé avec une écriture trop lente, illisible ou fatigante) ou la dyscalculie (trouble d’apprentissage qui touche les mathématiques).
Quelles sont les différentes formes de dyslexie
On distingue plusieurs types de dyslexie.
La dyslexie phonologique : « Elle se caractérise par des difficultés au niveau de la voie d’assemblage, de la conversion graphèmes-phonèmes, du découpage et du décodage des mots », détaille l’orthophoniste.
La dyslexie de surface : « Elle concerne la voie lexicale avec des problèmes pour mémoriser la forme orthographique des mots. Il s’agit donc de difficultés à mémoriser et à évoquer les photographies des mots dans leur globalité. L’élève est donc obligé de passer par la voie d’assemblage, syllabe par syllabe, ce qui rend la lecture saccadée, laborieuse et souvent inefficace », explique Hélène Dubois.
La dyslexie mixte : comme son nom l’indique c’est un mélange des deux types précédents et c’est la forme la plus fréquente.
La dyslexie visuo-attentionnelle : « Elle serait liée à un manque d’efficacité du balayage visuel nécessaire à la lecture. L’enfant oublie un mot, saute une ligne, rencontre des difficultés pour lire un texte, précise l’orthophoniste. Dans ce cas, le recours à un orthoptiste s’avère utile. »
Quels sont les symptômes à repérer chez l’enfant ?
On ne peut pas parler de dyslexie avant deux ans d’apprentissage de la lecture, mais des signes d’alerte peuvent être repérés avant l’âge de 6 ans :
des difficultés à répéter les mots ;
des difficultés à retenir les sons ;
des problèmes pour enfiler son manteau ou tout autre vêtement ;
des difficultés pour mettre ses chaussures ;
une latéralisation tardive ou difficile ;
des difficultés de repérage dans le temps ;
des difficultés pour apprendre les lettres de l’alphabet ;
tous les prérequis à acquérir avant le Cours Préparatoire (CP) comme le repérage de silhouettes.
Les signes de dyslexie à partir du CP (6 ans)
Des difficultés dans la correspondance lettres et sons.
Des confusions auditives de certains sons : pe/be, te/de, que/gue, se/je, fe/ve…
Des confusions visuelles entre le b et le d, le p et le q, le m et le n.
Des inversions de syllabes : volé à la place de vélo par exemple.
Un oubli de syllabes dans un mot : pantalon devient panlon par exemple.
Des difficultés à segmenter les mots.
Des problèmes pour retenir les jours de la semaine.
Des difficultés de compréhension.
Les signes de dyslexie à partir du CE2 (8 ans)
Des erreurs au niveau de l’orthographe des mots. L’enfant écrira le même mot dans un paragraphe mais de façons différentes : par exemple éléphant puis éléfant.
Une lenteur dans la lecture ou une lecture hachée.
Des problèmes au niveau de la conjugaison.
Une écriture lente avec un graphisme illisible, pas soigné, des lignes d’écriture non alignées dans le cahier.
Des difficultés pour retenir les tables de multiplication.
A quel âge se fait le diagnostic de dyslexie ?
« Le diagnostic de dyslexie ne se fait pas avant l’âge de 7 à 8 ans afin que l’enfant ait le temps d’entrer dans le langage écrit, précise l’orthophoniste. Et il faut qu’il y ait une combinaison de plusieurs types d’erreurs qui perdurent dans le temps, malgré l’aide apportée par le professeur des écoles de l’enfant. »
Comment diagnostique-t-on une dyslexie ?
Le diagnostic de dyslexie est posé par l’orthophoniste après la réalisation d’un bilan. Ce dernier est long. « Effectivement, on réalise d’abord l’anamnèse, c’est-à-dire l’ensemble des renseignements nécessaires pour évaluer la dyslexie de l’enfant. Puis on apprécie la lecture, la transcription, les conversions phonèmes-graphèmes, l’orthographe, la mémoire auditive, visuelle… »
La réalisation du bilan peut être fatigante pour l’enfant. C’est pourquoi, il peut nécessiter deux séances.
Des examens complémentaires
Outre le bilan orthophonique, des examens complémentaires peuvent être demandés. « Un bilan ORL est systématique pour dépister une éventuelle surdité, ou une otite séreuse. Le bilan orthoptique peut être nécessaire en cas de dyslexie visuo-attentionnelle », complète Hélène Dubois.
Comment “soigner” une dyslexie ?
La dyslexie ne se soigne pas, elle se rééduque par la pratique de divers exercices.
Les différents exercices de rééducation proposés
Reconnaissance des sons.
Utilisation de la méthode Alpha en cas de difficultés réelles à reconnaître les lettres (chaque lettre a la forme d’un personnage et ce dernier fait partie d’un conte).
Jeu de rimes.
Jeu des syllabes (on retire une syllabe à un mot, que reste-t-il ?).
Lotos sonores destinés à entraîner la discrimination auditive.
Travail sur les confusions sonores, à l’oral dans un premier temps puis à l’écrit.
Utilisation de la méthode gestuelle Borel-Maisonny par exemple qui associe à chaque phonème un geste unique (le son o est associé au geste d’un rond fait de la main).
Exercices de lecture flash (lecture sur ordinateur de lettres, puis de syllabes et de mots).
Travail de lecture avec la méthode Hapili, qui associe sons et couleurs ou avec des livres tels que Domino le chat, Oscar le canard.
Exercices de lecture ‘mange lettres’ pour entraîner à la vitesse de lecture.
Jeux de pendus, de mots mêlés, de mots cachés, de textes à trous pour travailler le lexique orthographique.
Dictées à trous…
Combien de séances ?
« La première ordonnance comporte 30 séances, avec un renouvellement possible de 20 séances, précise l’orthophoniste. Mais, en général, la rééducation, sur 50 séances, ne suffit pas à compenser une dyslexie.»
Il faut compter plusieurs années de rééducation. « Cette dernière peut s’arrêter au collège si la dyslexie a été bien compensée, propose Mme Dubois. Toutefois, il faudra revoir ponctuellement l’orthophoniste pour les bilans ‘tiers temps’ du Brevet des Collège, du baccalauréat et pour les partiels en faculté. »
Les séances d’orthophonie sont prises en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 60 %, le complément pouvant être remboursé par les mutuelles.
Bon à savoir : la demande de tiers temps se fait par les parents auprès de Maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH). Le formulaire est complété par le médecin scolaire et par l’orthophoniste qui fournit le bilan réalisé.
Quelles aides peuvent apporter les parents ?
Les parents doivent se montrer patients, tolérants, ne pas mettre de pression sur leur enfant.
« Ensuite, au tout début de l’apprentissage de la lecture, les parents peuvent lire des histoires à leur enfant en indiquant les syllabes avec leur doigt, en faisant des pauses entre chaque mot pour que l’enfant comprenne comment la phrase est segmentée, propose l’orthophoniste. Ensuite, ils peuvent lire à deux un livre choisi par l’enfant, chacun lisant une phrase ou une page à tour de rôle. Pour vérifier que l’enfant a bien compris le texte, les parents peuvent lui poser des questions fermées ou précises après chaque page lue : comment s’appelle le ou les personnages ? Où se passe l’histoire ? »
Il est important que, malgré sa dyslexie, l’enfant conserve une motivation pour la lecture. Au fil des séances, il acquerra des moyens mnémotechniques qui l’aideront. Mais il faut qu’il soit encouragé et soutenu par ses parents.
Rien ne remplace l’avis d’un expert ou l’accompagnement sur mesure d’une équipe dédiée. Nous proposons donc des séances de TD en visioconférence en petit groupe : nos VisioTD.
Nous vous offrons un moment privilégié pour venir poser vos questions sur sur les notions à maîtriser en linguistique pour les oraux d’admission.
Les nouvelles sessions de VisioTD concernant la linguistique auront lieu le samedi 21 mars. Ce nouveau VisioTD est la suite logique de ce que vous avez abordé sur les épreuves orales en Français lors des précédentes sessions. Nous vous proposerons à nouveau des exercices en direct grâce à Wooclap. Vous devrez répondre à tour de rôle. Bien entendu les questions porteront sur les règles les plus importantes qui ont fait l’objet de questions lors des oraux. Nous aborderons la nature des mots ainsi que la reconnaissance des modes et des temps. Il s’agit d’un temps exclusivement dédié à vous et à vos remarques. Alors profitez pleinement de cette formidable opportunité.