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L’été faut-il réviser ?

L’été faut-il réviser ?

Devoirs de vacances, cours de révisions ou visites culturelles : à chacun sa méthode.

Depuis quelques jours, les cours sont « enfin » terminés. Vous êtes désormais en vacances et vous profitez du soleil. Un répit bien mérité… mais faut-il réviser cet été ?

Les spécialistes conseillent de ne pas commencer à réviser dès le mois de juillet. Il est important de faire une pause, votre cerveau est comme un muscle qu’il faut savoir reposer. L’idéal est d’entamer les révisions 3 semaines avant la rentrée de septembre et d’adapter le rythme de travail en fonction de vos acquis.

Les différentes méthodes :

  • Besoin de révisions intensives ? Pour les étudiants qui ont le plus de difficultés, les révisions d’été sont indispensables. Plusieurs ouvrages existent dans le commerce et pour ceux qui s’inscriront chez e-orthophonie*, nous proposons un accompagnement durant le mois d’août.
  • Besoin de réviser les acquis ? Sans révisions pendant les grandes vacances, on oublie vite tout ce que l’on a appris durant l’année. Globalement, un quart d’heure par jour suffit au départ, une demi-heure pour élever le rythme et au grand maximum trois quarts d’heure pour les plus motivés. N’oubliez pas que ce sont tout de même les vacances !

Ces 3 semaines avant la rentrée sont également idéales pour commencer la conception de votre dossier Parcoursup. N’oubliez pas que le concours commence par l’admissibilité sur dossier et le projet de formation motivé est long à concevoir. Mais nous serons là pour ça 😉

Alors « profitez, en révisant » et non « profitez-en pour réviser ».

 

 

13 places restantes avant la l’ouverture de notre liste d’attente

13 places restantes avant la l’ouverture de notre liste d’attente

Comme nous vous l’avons annoncé, suite au succès que nous avons rencontré depuis le début des inscriptions, il ne nous reste plus que 13 places pour la rentrée universitaire 2026-2027 avant l’ouverture de notre liste d’attente. Nous limitons les effectifs à 150 étudiants afin d’assurer un suivi régulier et un encadrement optimal.

En effet, nous proposons un accompagnement sur mesure, adapté et personnalisé. Pour que tous les dossiers soient étudiés, corrigés puis validés avant le dépôt sur Parcoursup et afin d’assurer des oraux individuels de qualité à chacun, nous limitons le nombre de candidats. Ainsi, si vous êtes convaincu par notre structure, nous vous invitons à procéder à votre inscription.

De ce fait, si vous souhaitiez préparer votre concours avec e-orthophonie*, merci par avance de prendre en compte ces informations lors de l’envoi de votre dossier ou de votre inscription en ligne.

N’hésitez pas à nous contacter par mail à admin@e-orthophonie.fr afin que nous vous réservions une place.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous de bonnes vacances bien méritées.

A bientôt sur e-orthophonie* !

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L’orthophoniste qui révolutionne l’approche de la dyslexie

L’orthophoniste qui révolutionne l’approche de la dyslexie

Fondatrice de l’association Puissance Dys, cette chercheuse a conçu une méthode innovante, fondée sur les neurosciences, pour repérer et rééduquer les enfants et les adultes atteints de troubles « dys ». Elle la décline en une appli, baptisée Dysplay.

Dyslexique ? Pour Béatrice Sauvageot, ce terme n’a rien de pathologique. Au contraire, pour elle, c’est une grande force. « J’accueille depuis 30 ans des enfants, des ados et des adultes que l’on dit atteints de « troubles dys » (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie ou dyspraxie), explique-t-elle. Et j’ai radicalement changé de regard sur eux. Ils n’ont pas de troubles, mais une disposition cérébrale différente, c’est-à-dire une autre forme d’intelligence encore largement inexplorée. Ils perçoivent plus d’images, d’odeurs, de sons, de couleurs que nous. Ils voient 36 images par seconde, et non 24. Devant un film en 3D, ils n’ont pas besoin de lunettes ! Les dys ne dysfonctionnent pas. Ils sont géniaux ! »

Un sourire espiègle, une intelligence vive, un regard-laser qui analyse tout et une énergie inépuisable : Béatrice passe très vite au tutoiement et suscite d’emblée la sympathie. Avec elle, pas de chichi, elle va à l’essentiel et parle avec passion de « ses » dys. « A les fréquenter, je deviens moi-même hyper-intuitive ! » s’amuse-t-elle. Mais son regard devient grave dès qu’elle évoque leur souffrance. « En démarrant mes études d’orthophonie, j’ai découvert un continent de douleur, raconte Béatrice. Des enfants et des adultes désespérés, systématiquement trahis par la lecture. Les lettres dansent devant leurs yeux, ils déchiffrent péniblement, confondent le sens des mots. Dans notre société fondée sur l’écrit, c’est très invalidant et vécu avec un sentiment de honte. On les traite injustement d’idiots ou de paresseux. Beaucoup sont blessés profondément, paralysés par la peur. Dès qu’ils saisissent un crayon, c’est une humiliation. Ils ont l’écrit muet, fauché. Ils vivent leur dyslexie comme un handicap ». Toute la famille en souffre : « Etre parent d’enfant dys, ce n’est pas difficile, cela relève de l’exploit ! Ils me disent souvent : on n’a plus de vie. »

Selon l’OMS, près de 12% de la population mondiale serait touchée par ces difficultés à lire, écrire ou calculer. Et une personne sur 5 souffre, ou a souffert, de troubles dys ou de problèmes d’apprentissage. Le phénomène inquiète l’Education Nationale. Et les parents désemparés se ruent chez les orthophonistes. Afin de les aider, Béatrice a créé à Paris en 1992 l’association Puissance Dys, un centre pédagogique, thérapeutique et de recherche totalement innovant, avec une équipe pluridisciplinaire, pour sortir les dys de cette spirale de l’échec. « Grâce à notre connaissance du fonctionnement du cerveau dys, nous avons mis au point des centaines d’outils, d’exercices et de jeux pour rééduquer les dys et leur redonner confiance en eux ».

La découverte de la dyslexie, un « vrai choc »

Devenir orthophoniste, Béatrice n’y songeait pas spécialement dans sa jeunesse. « Enfant, je rêvais de devenir journaliste, clown et musicienne ». Née à Nice, d’un père rugbymen et d’une mère prof de français et d’espagnol, elle grandit à Abidjan, en Côte d’Ivoire. « Je n’ai jamais été dyslexique mais j’ai connu la souffrance du handicap. A 18 mois, j’ai contracté une poliomyélite qui m’a laissé des séquelles à la jambe. Comme les dys, j’évolue dans un monde qui n’a pas été pensé pour moi ». Elle découvre la dyslexie à travers Joseph, son babysitter burkinabé qu’elle adore. « Il parlait 7 langues mais il n’arrivait pas à apprendre à lire et à écrire, malgré les nombreuses tentatives de ma mère. Avec lui, la dyslexie a imprégné mon enfance ». Elle rentre en France à l’âge de 8 ans. « Ce fut un vrai choc. J’avais un accent ivoirien à couper au couteau. Je n’aimais pas l’école, je me faisais souvent gronder. J’étais aussi régulièrement punie car j’arrivais en retard en cours à cause de ma jambe boiteuse ».  Son enfance africaine lui a donné le goût des sons, des langues et des musiques. A 22 ans, elle passe le diplôme d’orthophonie. « J’ai travaillé un an dans un cabinet. Mais je voyais bien que les méthodes classiques ne fonctionnaient pas, ou mal, avec les enfants dyslexiques. Je ne comprenais pas non plus pourquoi on s’acharnait à vouloir soigner des personnes qui n’étaient pas malades. J’ai alors songé à changer de voie. Une orthophoniste de l’équipe m’a dit : au lieu de changer de métier, change le métier. Ce fut un déclic pour moi ».

 

 

Béatrice se spécialise en neurologie. A la Pitié Salpêtrière, elle rencontre celui qui devient son mentor : l’écrivain Jean Matellus, qui était neurologue, linguiste et poète. Ensemble, ils fondent l’association Puissance Dys, qui réunit des scientifiques, des artistes, des enseignants et des thérapeutes. Elle publie avec lui Vive la dyslexie (J’ai Lu). Au fil de ses recherches, Béatrice crée une méthode ludique et révolutionnaire, qui s’appuie sur l’expression artistique et corporelle, en mêlant musique, chant, danse et rire. « Je m’appuie sur l’éveil des sens et je réinjecte du plaisir dans l’apprentissage de l’écrit. Un dys ne peut apprendre qu’en mouvement. Il voit le monde de façon spatiale et graphique, comme Léonard de Vinci ou Rodin, qui étaient eux-mêmes dyslexiques. Quand les dys arrivent chez moi, je ne pointe pas leurs défaillances, mais je leur fais un bilan de leurs compétences et de leurs points forts sur lesquelles la rééducation va s’appuyer. Chaque thérapie est adaptée à la personnalité de l’enfant et à ses besoins ».

Primée par la Fondation de France, sa méthode a fait ses preuves et enchante les parents. « J’ai créé notamment un alphabet et une langue neurologique, que j’appelle la bilexie, lisible de façon immédiate par les dyslexiques, qui existe pour le logiciel Word. En quelques semaines, les résultats sont spectaculaires. Les enfants dys progressent à vue d’œil, ils apprennent rapidement à lire et à écrire. Plusieurs, qui étaient les derniers de la classe, se retrouvent parmi les premiers. Ils retrouvent confiance en eux, autonomie dans leurs apprentissages et joie de vivre. Ils peuvent exprimer pleinement toutes leurs potentialités. Ils vivent une réelle transformation. La dyslexie n’est pas une maladie, mais une identité riche, créative et empathique ».

De futurs Einstein puissance dys ?

Soutenue par le groupe de protection sociale Malakoff Mederic Humanis, Béatrice va lancé sa méthode innovante en version digitale, Display, pour enfants, ados et adultes, afin de diagnostiquer et de rééduquer les dys. « L’augmentation du nombre d’enfants dys n’a pas de rapport avec l’expostion précoce aux écrans, explique-t-elle. Simplement, on les détecte davantage aujourd’hui. On nait dys, c’est héréditaire, selon l’Encyclopédie Chirurgicale et Médicale. Mais attention, il y a aussi des enfants dont les parents ne s’occupent pas, ou qui vivent dans des lieux défavorisés et qui n’arrivent pas à suivre à l’école. On les déclare dys alors qu’ils sont juste en retard. C’est pour cela que Malakoff Médéric Humanis nous a demandés de faire avec Dysplay un dépistage gratuit, pour ne pas se tromper. Il y a plus de 100 questions et un résultat de tests très sérieux. On n’attend plus, on peut le faire à la maison ou à l’école. Je propose des exercices, des jeux et des vidéos exclusifs, ainsi que des audiocaments pour stimuler les sens et la plasticité cérébrale. Les dys ont souvent une appétence pour les écrans car ils ont soif d’apprendre. Ils s’approprient des notions d’apprentissage que ne fournit pas l’école. Ils ont accès à des mécaniques de jeux qui les aident à mettre en place la logique et à exercer leur mémoire». Hypersensibles, originaux, intelligents, oniriques et intuitifs, les dys ont leur propre monde et un immense potentiel créatif, conclut Béatrice. Je m’émerveille chaque jour de la richesse de leur personnalité. Ils ressemblent à des mutants ». Ou à des futurs Einstein puissance Dys ?

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L’orthophonie et les réseaux sociaux

L’orthophonie et les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux se sont largement développés ces dernières années et une étude récente montre que 8 Français sur 10 sont inscrits à au moins un réseau social. Qu’en est-il des orthophonistes ? Il existe de nombreux groupes dédiés à la profession. La FNO a d’ailleurs créé un document sur le bon usage des réseaux sociaux pour les orthophonistes peu connectés.

Comment les orthophonistes utilisent-ils Instagram ou Facebook ? Des groupes sont créés par thèmes (pathologie, remédiation, gestion de cabinet…). Certains sont généralistes mais d’autres sont très spécifiques. Les sujets abordés sont variés : partage d’informations, mise en commun de fichiers, communication sur les formations… Les jeunes orthophonistes viennent poser leurs questions, les plus anciens également lorsqu’ils reçoivent un patient avec une pathologie qu’ils ne connaissent pas bien.

Pour intégrer un groupe réservé aux orthophonistes, il faut montrer « patte blanche » et donc faire parvenir au modérateur un scan de son diplôme, ou de sa carte de professionnel de santé.

 

 

Ces groupes représentent un réel réseau d’entraide entre professionnels et permettent d’obtenir des informations assez rapidement sur une prise en charge, un problème administratif… Ils permettent la mise en commun de connaissances et de pouvoir réfléchir à plusieurs sur les « bonnes pratiques ». Cela est d’autant plus intéressant que les orthophonistes connectés viennent d’écoles différentes, de régions différentes et n’ont pas tous la même expérience ni le même point de vue. Il est d’ailleurs ainsi possible que certains échanges soient houleux…

Le risque de ces groupes est évidemment leur aspect chronophage… Une fois connecté, il est tentant de passer d’un groupe à un autre, d’un sujet à l’autre et de suivre des discussions par « curiosité » toute professionnelle soit-elle.

Récemment, les groupes Facebook ont aussi permis de partager les situations très difficiles de certains professionnels. Les orthophonistes se plaignent de plus en plus des divers ponctions sur des revenus qui n’ont déjà que peu évolué sur les dernières décennies, à tel point que certains, touchés par des « accidents de la vie » et mal protégés par leurs assurances ou seuls à devoir faire vivre une famille ne s’en sortent plus. A ces témoignages ont suivi la mise en place de cagnottes d’entraide (en ligne, bien sur !).

 

VocabOrtho : la dysorthographie

VocabOrtho : la dysorthographie

Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une pathologie prise en charge par les orthophonistes. Ce sont des notions essentielles à connaître pour vos oraux d’admission en CFUO ⁣⁣😉. Ce mois-ci, nous vous présentons la dysorthographie.

Trouble d’apprentissage de l’acquisition et de la mémorisation de l’orthographe, la dysorthographie ne se résume toutefois pas à simplement faire des fautes d’orthographes.

Englobant des troubles de la production de texte, des difficultés à respecter les règles de ponctuation et de grammaire, la dysorthographie est un handicap complexe. Malheureusement dans la majorité des cas, elle est liée à une dyslexie.

1. La dysorthographie, qu’est-ce que c’est ?

La dysorthographie appartient à la famille des troubles dys. Son origine est neurologique, mais on connaît mal ce qui pourrait relever d’une altération du système cérébral. La dysorthographie est spécifique de l’apprentissage de l’orthographe. L’enfant va avoir du mal à associer un graphème à un son, ce qui va lui rendre difficile la possibilité d’écrire correctement les mots. Les enfants qui sont touchés ont une difficulté à assimiler les règles orthographiques, mais font aussi des erreurs de conjugaison de verbes et de grammaire. Durable, ce trouble a des conséquences sur la scolarité et les apprentissages des enfants concernés.

2. Quelle est la différence entre la dyslexie, trouble de la lecture, et la dysorthographie ?

La dysorthographie est rarement isolée. Elle est souvent liée à une dyslexie, car la difficulté d’apprentissage de la lecture entraîne une difficulté à l’assimilation du langage. Donc par la suite, il est compliqué de réaliser les bons accords et de construire des phrases correctes.

A noter : la dysorthographie ne doit pas être confondue avec la dysgraphie, un trouble qui affecte le tracé de l’écriture (difficultés à écrire), et qui peut être pris en charge par un.e graphothérapeute.

3. Comment reconnaître une dysorthographie ?

Les enfants qui sont touchés par la dysorthographie ont des difficultés pour l’écriture et l’acquisition des expressions. On remarque ce trouble vers la fin du CE1, généralement, lorsque les enfants ont habituellement acquis la lecture et l’écriture.

Les enfants dysorthographiques présenteront une inversion des mots, un ajout de lettres, un découpage anarchique des mots, mais aussi :

  • des difficultés à différencier les homonymes, comme « haut » et « eau » ou « verre » et « ver », par exemple,
  • des difficultés à différencier les sons proches,
  • des difficultés dans les accords en genre et en nombre,
  • des difficultés pour établir une bonne syntaxe, en mettant dans le bon ordre les composants de la phrase,
  • des difficultés à lire sans erreurs et de manière fluide,
  • une lenteur très prononcée de la lecture,
  • une grande fatigue liée à l’activité de lecture et d’écriture,
  • des difficultés pour comprendre des textes, à cause de la lenteur de décodage.

 

 

4. Comment détecter une dysorthographie et quels sont les tests nécessaires ?

Généralement, ce sont les parents ou les enseignants qui s’en aperçoivent, dès les premières années d’apprentissage en début de l’école primaire. Un bilan de dysorthographie devra alors être réalisé par l’intervention d’un orthophoniste pour poser le diagnostic. Comme pour la dyslexie, il est important d’écarter les autres causes qui pourraient expliquer ces difficultés. Pour parler de dysorthographie, il faut être face à un enfant qui ne présente pas de retard particulier, qui a bien appris les règles d’orthographe et qui malgré tout n’y arrive pas. Si cela vient d’un mauvais apprentissage de l’orthographe à l’école, il ne s’agit pas de dysorthographie.

5. Comment aider un enfant dysorthographique ?

A l’école, l’orthographe est présente partout. Une dysorthographie entraîne donc un important retard dans les apprentissages, car le langage écrit est largement utilisé, que cela soit dans la communication au quotidien, ou pour les consignes des exercices, les différentes leçons… En conséquence, l’enfant aura des difficultés à suivre en classe. Par exemple, l’écriture des enfants dysorthographiques est souvent catastrophique, leurs cahiers sont remplis de ratures, avec des erreurs de copie. Cela ne facilite pas les devoirs et les apprentissages par la suite.

Pour aider ces enfants, une prise en charge précoce est nécessaire, car les personnes ayant de forts troubles dysorthographiques le seront plus ou moins à vie. Mais avec une rééducation efficace et précoce, des progrès sont rapidement observés. Cela passe par des séances d’orthophonie, avec apprentissage de la lecture à haute voix, et la mise en place de petits moyens mnémotechniques pour se souvenir de l’orthographe d’un mot. Par exemple : « Un papillon a deux ailes » pour se rappeler que le mot contient deux fois la lettre L.

6. Comment remédier à la dysorthographie et par quels traitements ?

Il est important aussi pour ces enfants de diversifier leur vocabulaire et les encourager à apprendre de nouveaux mots et limiter ainsi leurs difficultés de compréhension. Mais il faut que cela passe par le jeu et que l’enfant reste motivé pour apprendre, c’est important.

Par ailleurs, l’intervention d’un spécialiste pour prise en charge doit s’adapter au trouble de l’enfant. Par la rééducation orthophonique, le spécialiste devra d’abord cibler son trouble, puis lui donner les meilleures armes pour un apprentissage efficace, selon sa mémoire (visuelle ou auditive). L’enfant va apprendre à lier un graphème à un son, soit par l’image, soit par l’ouïe, par exemple la différence entre « ch » et « j ». La remédiation cognitive (réparation de ce trouble) prend souvent des années, et en cas de dyslexie-dysorthographie sévère, elle peut se dérouler de la classe de CE1 jusqu’en 3ème.

L’écriture aussi sera progressivement améliorée. L’utilisation d’un ordinateur peut aussi représenter une alternative à l’écriture lente de l’enfant touché par ce trouble dys. En effet, l’enfant dysorthographique pourra y corriger plus facilement ses prises de notes, sans faire de ratures. Dans certains cas, l’ordinateur pourra être autorisé en classe.

Dans tous les cas, il est important de parler avec l’enseignant de l’enfant, afin qu’il soit au courant de ses troubles et puisse adapter sa pédagogie. Cela lui permettra aussi de bien comprendre les difficultés de l’enfant et de ne pas le pénaliser pour l’orthographe de ses écrits.

7. Primaire, collège, lycée… Des aménagements scolaires pour la dysorthographie existent.

Les troubles dys étant considérés comme des handicaps, les élèves dysorthographiques bénéficient des mêmes avantages que les enfants handicapés dans le milieu scolaire et social.

Selon la loi du 11 février 2015, il est dit que l’enfant devra bénéficier d’un programme scolaire adapté à ses capacités et à ses besoins. Ses parents pourront avoir recours à :

  • Une P.P.S. (Projet Personnalisé de Scolarisation), qui consiste à adapter l’emploi du temps de l’enfant ainsi que son programme scolaire en fonction de ses compétences et de ses besoins.
  • Un P.A.P. (Plan d’accompagnement personnalisé), qui consiste à mettre en place un dispositif interne pour aménager un environnement adapté à l’enfant dysorthographique au sein de l’établissement scolaire.

Adele-Team, une application gratuite destinée aux dys

Conçue en partenariat avec la Fédération Française des Dys (FFDys), Adele est une logiciel gratuit destiné aux enfants dys (dyslexique, dysorthographique et dyspraxique) qui a pour objectif de faciliter la lecture de textes longs. Surtout, il respecte les principales fonctionnalités actuellement connues pour aider la lecture oculaire du texte par des personnes dys. Voici le lien pour la télécharger.