Nouveau décor, nouvelles matières, nouvelles manières de travailler… L’entrée en première année d’orthophonie peut être déstabilisante. Nos anciennes étudiantes vous donnent 5 astuces pour passer avec succès cette année particulière.
5 ans. C’est la durée nécessaire pour apprendre le métier d’orthophoniste. Un périple long qu’il convient de démarrer sur de bonnes bases. La première année est en effet celle où vous découvrez le cursus, le métier et donc celle qui permet de prendre de bonnes habitudes pour la suite. Pour vous aider à passer cette année dans les meilleures conditions, nous avons interrogé quatre étudiantes qui expliquent comment elles ont vécu cette première année et quels sont les pièges à éviter.
1 – Savoir dans quoi vous vous engagez
On ne fait pas des études d’orthophonie comme l’on pourrait entamer des études plus généralistes en sciences humaines. L’orthophonie est en effet un métier bien particulier pour lequel il faut avoir une réelle fibre, une réelle motivation. « Il est important d’être conscient de toutes les réalités qu’implique le métier d’orthophoniste, insiste Alice, étudiante en 5e année à Paris. On a trop souvent l’image d’un métier maternant qui consiste à s’occuper des enfants. Mais ce n’est pas seulement ça. 40 % de la patientèle sont des adultes. La plupart des patients présentent aussi des pathologies qui sont parfois dures à voir, même chez les enfants. Nous avons en charge des personnes qui vont mal et nous devons assumer de lourdes responsabilités face à elles pour leur apporter les meilleurs soins. ». Pour découvrir toute l’ampleur de ce métier, il est difficile de réaliser un stage sans être étudiant en orthophonie. Plusieurs autres moyens sont à votre disposition pour vous renseigner : contacter des étudiants, parler à des orthophonistes, lire des articles et ouvrages sur la question mais aussi parler à des personnes ayant déjà fait appel à ces professionnels de la santé. Enfin, une fois étudiant, choisissez avec soin vos stages afin d’en apprendre un maximum sur les conditions de travail.
2 – Comprendre l’environnement de la fac
La formation d’orthophonie est dispensée dans un centre rattaché à une université et plus particulière au département de la santé. Bien que les étudiants puissent avoir le sentiment d’être à part de l’université, comme c’est le cas d’Alizée, étudiante en 2e année à Limoges, la formation répond aux codes de l’enseignement supérieur et diffère par conséquent de ce que vous avez connu jusqu’à présent au lycée. Attendez-vous ainsi à suivre des cours magistraux et des TD obligatoires mais surtout à devoir être beaucoup plus autonome et à fournir un travail personnel plus important. Autre différence : la multiplication des travaux de groupe. « Les intervenants nous demandent régulièrement de travailler à plusieurs sur l’analyse d’un dossier ou sur un cas avec un patient. Il faut alors essayer de comprendre la pathologie qui l’affecte et mettre en place un plan de soins avec des exercices adaptés. Contrairement au lycée, on est beaucoup plus dans la pratique et la professionnalisation », décrit Alice.
3 – Ne pas se laisser déborder
« La première année en orthophonie est une année très dense où l’on peut être amené à suivre des cours jusque tard le soir », explique Charlotte, étudiante en 2e année à Besançon. Ajouter à cela le travail personnel et les nombreux rendus demandés par les intervenants, une chose est sûre : les étudiants en première année ne chôment pas ! Afin de ne pas vous laisser déborder, Julia, étudiante en 3e année à Strasbourg, vous conseille de « ne pas perdre de temps en travaillant régulièrement dès le début de l’année. Le maître-mot est la régularité ». On nous demande beaucoup de par cœur, alors il ne faut pas attendre pour réviser. Chacun sa méthode. Moi, je fais des fiches, des schémas. ». A Paris, les emplois du temps sont particuliers puisqu’ils ne sont jamais fixes. « Les intervenants sont des professionnels en activité, nous devons donc nous plier à leurs obligations. Il arrive que des cours soient décalés au dernier moment », décrit Alice. Le rythme n’est donc pas évident à suivre et cela entraîne une pression de plus en plus forte. Outre la régularité et l’assiduité, Alice conseille ainsi d’être solidaire entre camarades : « nous avons mis en place un système de roulement qui désigne à chaque cours un étudiant qui prend les notes pour tout le monde », donne en exemple la jeune femme avant d’ajouter : « ce ne sont pas des études faciles mais si on est motivé et si on s’accroche, cela vaut vraiment le coup ! ».
4 – S’attendre à suivre un enseignement scientifique
La première année en orthophonie a pour particularité de contenir de nombreux cours scientifiques : neurologie, biologie, biochimie, etc. Un programme qui peut être déstabilisant, notamment pour les étudiants issus de filières économiques et littéraires. Charlotte et Julia n’avaient pas étudié les sciences depuis plusieurs années dans le cadre de leurs études secondaires et de leur bac. « C’était compliqué au départ, nous étions noyées sous des termes inconnus mais nous nous en sommes sorties grâce à une bonne méthode de travail mais aussi en n’hésitant pas à poser des questions aux professeurs et en s’entraidant avec les autres étudiants. ». Charlotte conseille d’ailleurs de regarder des vidéos sur YouTube, par exemple sur la neurologie et l’ORL, afin de mieux remettre dans le contexte et mieux visualiser. De son côté, ayant passé un bac à dominante scientifique, Alice n’a pas eu de difficulté particulière. « Nous ne suivons pas des cours de médecine, relativise la jeune femme. Nous apprenons des choses très précises et techniques mais à un niveau moins important. On s’arrête à notre niveau de compétences. Ainsi, les professeurs s’adaptent et sont très pédagogues. ».
5 – Ne pas négliger sa vie étudiante
Enfin, un dernier aspect dans les études à ne pas négliger : votre vie étudiante. Vous allez passer 5 ans dans la même ville avec les mêmes personnes. Il est donc primordial que vous vous y sentiez bien. La vie étudiante et votre relation avec vos camarades de classe seront bien sûr différentes en fonction de la ville et de la taille de la promotion. A Besançon par exemple, « nous ne sommes que 35 étudiants. La classe représente comme une deuxième famille. Nous sommes très soudés, autant entre étudiants qu’avec les professeurs et l’administration », témoigne Charlotte. Elle a d’ailleurs intégré dès la première année l’association d’étudiants du centre de formation dans la partie communication. « C’était l’occasion pour moi de faire des rencontres, de faire d’autres choses et de se sentir utiles. Ce n’est pas évident au départ quand on est loin de chez soi et faire partie de l’association m’a fait du bien », estime Charlotte.
Les 15 résolutions à appliquer pour intégrer un CFUO en 2026 😉.
Positivez, avancez et ne regardez plus en arrière.
Inquiétez-vous moins de ce que pensent les autres de vous. Inquiétez-vous davantage de ce qui est bon pour vous.
Apprenez à mieux gérer votre emploi du temps pour vous octroyer un peu de détente avec vos hobbies, vos passions ou en faisant un sport qui vous convienne vraiment.
Apprenez à faire un break avec les réseaux sociaux, votre portable… Cela vous aidera à vous recentrer sur l’essentiel.
Ne perdez pas votre temps dans des conflits pour des broutilles. Avant de vous disputer, demandez-vous si cela en vaut vraiment la peine.
On nous le répète trop souvent, mais supprimez la malbouffe et pensez à manger sainement.
Apprenez à prendre le temps de cuisiner vos plats préférés, c’est important pour le moral de se faire plaisir.
Supprimez les gens sur Facebook qui continuent à vous envoyer des invitations pour jouer à des jeux inutiles.
Continuez à vous éclater en chantant à tue-tête sous la douche, à danser à fond seul(e) dans votre chambre.
Arrêtez de vous torturer sur le bon moment où vous devez envoyer un texto à la personne que vous aimez. Faites-le si vous en avez envie et ne vous prenez plus la tête.
Faites plus de compliments… vous en recevrez plus et c’est essentiel pour la confiance.
Prenez du temps pour les gens qui comptent vraiment à vos yeux.
Ne passez pas tous vos weekends scotché(e) devant votre écran.
Apprenez à méditer.
Ne vous encombrez pas des gens qui ne vous méritent pas. Ni de ceux avec qui vous êtes hypocrite.
Alors visez la lune… mais fixez-vous des objectifs atteignables ! Soyez courageux, entreprenant, ambitieux, croquez la vie à pleine dents et prenez 2026 par les cornes, votre destin est entre vos mains.
Lucie Cambrai, créatrice de So Spitch et formatrice innovante en orthophonie, a créé la série de Podcasts « Orthos Power » pour faire découvrir les faces cachées de la profession d’orthophonistes .
On y retrouve de nombreux sujets sur la pratique clinique… et la vie en général ! Il y est question également de la pensée de Maria Montessori, versée à l’orthophonie, du rythme du patient, de la posture du thérapeute orthophoniste ayant absorbé les fondements Montessori, entre autres…
Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une pathologie prise en charge par les orthophonistes. Ce sont des notions essentielles à connaître pour vos oraux d’admission en CFUO . Ce mois-ci, nous vous présentons le bégaiement.
Le bégaiement est un trouble de la fluence, caractérisé par des répétitions de mots, de syllabes et de sons (phonèmes), par des prolongations de sons, des arrêts et des blocages qui donnent l’impression d’un effort. On retrouve fréquemment des facteurs génétiques, mais on parle surtout d’épigénétique puisque les facteurs génétiques ne font pas tout. Les facteurs environnementaux jouent un grand rôle : un trouble peut apparaître de façon génétique et disparaître si les facteurs de protection sont là ou rester si les facteurs de risque sont présents.
1. Comment le bégaiement apparaît-il ?
Le bégaiement apparaît de façon brutale dans un tiers des cas. Ce que l’on appelle brutale, c’est une apparition dans la semaine, alors que l’enfant ne bégayait pas la semaine précédente. Dans le reste des cas, l’apparition se fait de façon progressive, les parents ne savent pas toujours dater.
2. Comment différencier le bégaiement des hésitations normales d’un enfant qui apprend à parler ?
Beaucoup de parents se posent la question. La première différence est lorsque la communication n’est plus spontanée. Quand un enfant apprend à parler, il a des hésitations qui passent inaperçues car il ne met aucune pression, aucune tension dans son élocution, alors que chez l’enfant qui bégaie on entend qu’il force, qu’il pousse. Les parents peuvent aussi remarquer qu’il a des manifestations d’effort au niveau physique, d’autres fois ils peuvent sentir que quelque chose a rompu dans la communication naturelle.
Le deuxième critère qui en découle est que les parents remarquent qu’il y a quelque chose d’inhabituel. Au moindre doute, il faut emmener l’enfant chez son médecin, il saura dire s’il est nécessaire ou pas d’aller voir l’orthophoniste. Si l’enfant bégaie depuis 6 mois il faut aller consulter. Entre le démarrage du bégaiement et 6 mois, il peut y avoir une période de flottement durant laquelle les parents hésitent, au-delà il faut consulter sans plus attendre.
3. Plusieurs types de bégaiement
Il existe deux types de bégaiement :
Le bégaiement développemental transitoire (3 cas sur 4) : le bégaiement va partir spontanément d’ici l’adolescence. Donc on dira, que cet enfant présente un bégaiement transitoire parce qu’il est amené à disparaître.
Le bégaiement développemental persistant, ce sont les bégaiements qui restent à l’âge adulte.
Le bégaiement neurologique : c’est un bégaiement qui apparaît à l’âge adulte après un accident neurologique (AVC, choc neurologique). C’est un bégaiement très rare, le spécialiste veillera à se poser la question d’un antécédent de bégaiement dans l’enfance.
Cependant, il n’y a pas encore de moyen de savoir si l’enfant présente un bégaiement transitoire ou persistant. Or, comme le bégaiement est un trouble neuro-développemental, plus l’enfant bégaie, plus son cerveau apprend à bégayer (plasticité neuronale).
Récemment, des découvertes ont été faites au niveau de la génétique : de récentes études sont en train de repérer les gènes porteurs du bégaiement transitoire ou persistant. Le chromosome 9 serait responsable du bégaiement transitoire, tandis que le chromosome 15 serait responsable du persistant. Le but n’est pas de faire une recherche génétique sur les enfants qui bégaient mais cela permet de constater que si une personne de la famille présente un bégaiement adulte, dans le patrimoine génétique de l’enfant il y a plutôt du bégaiement persistant.
4. Comment se manifeste t-il ?
Dans les points les plus classiques et les plus connus :
Les répétitions que la personne fait quand elle parle. Cela peut être des répétitions de sons, de syllabes, ou de mots.
Des blocages : ils donnent une impression de silence.
Les prolongations : elles donnent l’impression que le son est étiré, une sorte de prolongement du même son.
À ces trois manifestations les plus classiques peuvent s’ajouter d’autres : des mots d’appui (« heu », « ben »), reprise de phrase depuis le début, des crispations du visage, des froncements des sourcils, contraction du pied… Il va y avoir des manifestations audibles et visibles qui peuvent être variables, d’une personne à l’autre. Mais « c’est la partie émergée de l’iceberg », car le bégaiement n’est pas uniquement ce que l’on entend ou que l’on voit. Dans la partie « immergée de l’iceberg », il y a toutes les manifestations en lien avec le ressenti du bégaiement : « à cause de mon bégaiement, j’ai des sentiments réactionnels de colère, de honte, de gêne, de frustration », ou encore « du fait de mon bégaiement, j’ai peur de bégayer, je pense que je vais bégayer dans cette situation ». Certaines personnes vont alors préférer ne pas parler au téléphone, ne pas prendre la parole en public ou d’autres qui mettent en place des stratégies d’évitement : remplacement de mot, parler avec un faux accent… Les personnes se retrouvent limitées dans les situations de communication, elles perdent alors la spontanéité de leur parole et le risque de perdre la capacité de dire qui on est, ce que l’on a envie de dire. Cette partie que l’on ne peut pas voir est la plus douloureuse pour la personne qui bégaie, c’est cette partie qui place la personne en situation de handicap.
5. Peut-il y avoir des situations, des émotions qui favorisent le bégaiement ?
Oui, mais c’est très dépendant de la personne. Comme tout le monde, toute situation qui génère du stress va majorer le bégaiement. Le stress, la fatigue, ou l’excitation, les émotions fortes ont tendance à majorer le bégaiement. Pendant longtemps, il a été pensé que le bégaiement était causé par les émotions, qu’il était psychologique. Le bégaiement n’est pas psychologique, c’est un trouble neurodéveloppemental, sensoriel et moteur.
6. Quelles en sont les causes ?
Si plusieurs causes ont été trouvées, il n’est pas encore possible de dire pourquoi un enfant s’est mis à bégayer. Pour expliquer l’apparition d’un bégaiement, il y a trois groupes de facteurs :
Des facteurs qui prédisposent, c’est le terrain du bégaiement : il est neurologique, génétique, laryngé, psycho-linguistique. Ce sont les conditions de base, sans lesquelles il ne peut pas y avoir de bégaiement.
Des facteurs déclenchant : un événement perçu par l’enfant ou pour l’entourage comme étant psychologique (exemple de l’entrée à l’école). S’il n’y avait pas le terrain de base, cet événement ne peut pas créer un bégaiement.
Des facteurs qui pérennisent le trouble : des conditions tendues à la maison, des communications peu adaptées, une exigence que l’enfant se met lui-même.
7. Quels sont les traitements, les thérapies mises en place ?
Soigner un bégaiement durant l’enfance est tout à fait possible. La seule condition est qu’il faut une prise en charge rapide. Si l’enfant bégaie depuis plus d’un an, les chances de traiter totalement son bégaiement diminuent. L’orthophoniste basera son travail sur une démarche EBP (evidence-based practice) en recherchant des techniques dont l’efficacité a été prouvées à travers différentes études scientifiques. Or, pour l’enfant comme pour l’adulte, ce qui a été prouvé, c’est qu’il est nécessaire de travailler sur deux directions : la fluence, donc « la partie émergée de l’iceberg », et en même temps sur les conditions de communication.
Chez l’enfant : il y a un travail sur la fluence, par exemple à travers le programme Lidcombe, qui apprend à formuler des commentaires sur la parole de l’enfant pendant un temps spécial journalier, associé à un parcours d’éducation thérapeutique du parent. Le parent doit apprendre à adapter sa communication à son enfant. Les parents sont partis prenante du traitement. Il faut donner le moyen à ceux qui sont dans la communication de l’enfant, de l’aider à modifier sa communication au quotidien. Chez l’enfant, les progrès sont rapides, ils s’entendent dans les 6 mois, et l’on vise généralement une sortie du bégaiement entre un an et un an et demi.
Chez l’adulte : ce travail selon deux directions est aussi indiqué. Il y a différents programmes connus pour leur efficacité :
programmes de modulation de la parole,
ralentissement de la parole,
articuler davantage,
hypoarticuler le premier son.
Ces programmes sont à associer à un traitement des conditions de communication, des stratégies d’évitement et à un travail d’acceptation du bégaiement. Chez l’adulte et l’adolescent, le bégaiement est de fait persistant. Les programmes seront donc plus longs, de plusieurs mois à plusieurs années selon les patients. L’objectif n’est pas le même, il est d’améliorer la parole et le vivre bègue. Si la sortie n’est pas complète ou définitive, le travail avec un orthophoniste améliore la qualité de vie, les personnes ne sont plus en souffrance.
Quels conseils aimeriez-vous avoir pour intégrer, vous aussi, un centre de formation en orthophonie (CFUO) ? Vous vous êtes posé de nombreuses fois la question. Comme chaque mois, toute l’équipe d’e-orthophonie* est heureuse de partager avec vous les astuces de nos étudiants qui ont brillamment réussi !
Ce mois-ci, c’est au tour d’Elise. Elle partage son expérience avec vous au détour de notre interview vérité. Découvrez son parcours et ses conseils pour réussir !
1ère partie : INFORMATIONS CONCERNANT ELISE
Année d’intégration d’un CFUO ? Septembre 2025
Combien d’années de tentatives ? 2 ans
Nombre de regroupements de CFUO demandé l’année de l’intégration ? Lesquels ? J’ai tenté 10 CFUO sur 5 regroupements : Montpellier, Marseille, Nice, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux, Limoges, Poitiers, Toulouse et Paris.
CFUO intégré ? J’ai intégré le CFUO de Montpellier
2ème partie : DURANT LA PREPARATION
Circonstances particulières durant l’année de préparation : bachelier ? fac en parallèle ? dans quelle filière ? en reconversion (de quel métier ou branche) ? J’ai fait 2 années de licence de sciences du langage en parallèle de la prépa e-orthophonie.
Prépa en présentiel effectuée (auparavant ou en parallèle) ? Non
Pourquoi avoir choisi une prépa en ligne et e-orthophonie*, en particulier ? J’ai choisi une prépa en ligne car je voulais être accompagnée et guidée afin de me préparer au mieux pour mon dossier Parcoursup et mes oraux d’admission. Le choix d’e-orthophonie c’est fait rapidement. J’ai fait mes recherches, le site était super clair et quand je les ai eu au téléphone, j’étais totalement convaincue.
Quelle était votre organisation de travail durant la préparation (par exemple, nombre de jours de travail par semaine, nombre d’heures de travail par jour, quels contenus vous a le plus servi…) ? En parallèle de la prépa, j’étais inscrite en licence de sciences du langage donc j’essayais de travailler dès que j’avais un moment entre les cours même si ce n’était pas long. Je préférais d’ailleurs travailler sur des courtes durées (environ 1h) mais être vraiment efficace. J’aurai du mal à vous dire combien d’heures je consacrais à la prépa mais je dirais que je travaillais en moyenne 2h par jour. Je travaillais moins le week-end car je rentrais voir ma famille et je faisais un peu plus d’heures la semaine. Les contenus que je préférais chez e-ortho c’était les vidéos explicatives sur différentes notions que ce soit l’orthographe, la grammaire ou le dossier. Je trouvais que c’était très clair, imagé et l’explication par des exemples fonctionnait très bien pour moi. De plus, les quizz, les concours blancs et oraux blancs nous permettaient de vraiment nous situer dans notre progression, de voir où on en était pour pouvoir travailler les notions à approfondir.
Qu’est-ce qui a été décisif dans votre préparation ? Les oraux blancs et les stages que j’ai effectués tout au long de ces 2 années de préparation, ont, je pense, été décisifs autant pour mon dossier Parcoursup que pour l’oral. D’ailleurs, je remercie vraiment e-ortho de nous avoir pousser un maximum à faire des stages et de nous donner les conventions.
Comment avez-vous choisi les CFUO (critères de sélection) ? Pour les 5 regroupements, j’ai choisi tous ceux du Sud de la France (Toulouse, Montpellier/Marseille/Nice, Aquitaine et Clermont/Lyon) pour le rapprochement familial. J’ai plus longuement hésité sur le choix du 5ème. La première année, j’avais mis le regroupement de la Bretagne pour toucher un maximum de CFUO. L’année suivante, j’avais mis Paris car c’est là où il y a le plus de places et il est relativement peu demandé. Je ne me voyais pas aller dans le Nord à cause de l’éloignement familial et du climat c’est pour cela que je n’ai pas postulé dans les autres CFUO. Le jour des résultats Parcoursup j’étais admise dans 3 CFUO, Montpellier, Marseille et Nice. J’ai choisi Montpellier pour le rapprochement familial essentiellement, mais le coût des logements est également plus faible que dans les deux autres villes.
Selon vous, que recherchent les jurés lors des oraux ? Les jurés veulent voir que l’on s’est intéressé au métier, aux études d’orthophonie et que l’on a une représentation claire de ce qu’est l’orthophonie. Ils veulent également tester nos capacités d’adaptation en posant des questions assez surprenantes parfois.
Qu’est-ce qui vous a le plus servi lors de la préparation aux oraux (entraînements personnels aux exercices et questions, oraux blancs…) ? Pour moi, il n’y a rien à dire concernant la préparation aux oraux chez e-orthophonie, c’est très complet, elle est parfaite ! Déjà la liste des questions types des oraux m’a été très utile, ça m’a permis de réfléchir aux réponses que je pourrais donner en posant des mots clairs dessus sans pour autant apprendre par cœur mes réponses. Ensuite, les différents exercices proposés étaient vraiment bien construits pour qu’on puisse travailler seul (notamment les rétentions enregistrées) et il y en avait dans tous les domaines. Pour finir, les oraux blancs ont été vraiment très importants, ils nous permettent de nous mettre en condition réelle, de mettre un point sur les exercices à retravailler, les tournures de phrases à changer lors de la présentation ou encore d’être plus pertinent et clair dans le message que l’on veut faire passer au jury car 10 minutes d’oral c’est très très court et ça peut être frustrant !
Après coup, quel était votre meilleur atout à l’oral ? Ma présentation ! J’ai dû la reprendre plusieurs fois pour la peaufiner mais ça a été mon réel atout. C’est dans celle-ci que j’ai pu vraiment montrer ma réelle motivation, tout mon cheminement jusqu’à l’orthophonie.
3e PARTIE : UNE FOIS LE CFUO INTEGRE
Combien suivez-vous d’heures de cours et TD en présentiel par semaine en moyenne ? L’emploi du temps n’est pas très chargé au CFUO de Montpellier jusqu’au mois de novembre et ça s’intensifie après jusqu’aux vacances de Noël. On a environ 16h de cours par semaine CM et TD confondus et pour le moment on n’a pas eu énormément de TD : on avait environ 3h de TD par semaine. On a eu essentiellement des TD en sciences du langage et sciences de l’éducation.
Quelles sont les périodes de cours et de vacances ? Pour le CFUO de Montpellier (petit tip pour l’oral, on y tient à Montpellier, on parle de Département Universitaire d’Orthophonie) on n’a pas de vacances à la Toussaint ni à Pâques. On a les deux semaines de vacances à Noël et une semaine en février après les partiels. On n’a également pas de cours en janvier car on est en stage en école primaire ou maternelle.
Quels points forts pouvez-vous évoquer par rapport au CFUO choisi ? des points faibles ? La taille de la promo est un point fort car ça nous permet d’avoir une bonne cohésion de classe. Une véritable entraide a été mise en place notamment par le biais de tutorat. En effet, nous avons un tuteur pour chaque matière et les étudiants qui se sentent en difficulté peuvent s’inscrire dans la matière pour laquelle ils ont besoin. Les points faibles du CF sont que les cours sont mal répartis sur le semestre, on a très peu de cours avant novembre et on se retrouve en décembre avec des journées très chargées. De plus, je pense que ce n’est pas spécifique à ce CFUO mais il y a un réel problème d’organisation entre l’administration et les professeurs, assez fréquemment des professeurs annulent les cours ou tout simplement ne viennent pas, sans prévenir.
Quels conseils pour bien aborder la 1ère année ? Quel est le temps de travail personnel (vous pouvez indiquer un nombre d’heures par semaine, par exemple) ? Je dirais qu’il faut travailler en moyenne minimum 2h par jour.
Comment organisez-vous votre temps de travail (relecture, lectures complémentaires…) ? Personnellement, à la fin de chaque journée, je remets mes cours au propre sur mon ordinateur puis je fais des fiches récapitulatives avec les notions importantes.
Y a-t-il des erreurs à éviter ? Oh oui, l’erreur la plus fréquente est de ne pas se mettre au travail dès le début de l’année. Le programme est dense, il faut commencer dès le premier jour !
Avez-vous des conseils à donner pour trouver un stage (école, structures, libéraux) ? Si oui, lesquels ? Je vous conseille vraiment de vous y prendre le plus tôt possible même pour un stage en école car l’inspecteur doit signer la convention de stage et ça peut être très long. Pour vous donner un ordre d’idée, l’école a envoyé ma convention à l’inspecteur il y a plus d’un mois et je n’ai toujours pas de réponse.
Pourriez-vous dire si le CFUO que vous avez choisi insiste davantage sur certains aspects (par exemple : neurologie, langue des signes…) ? A Montpellier, je dirais que la neurologie est bien mise en valeur car nos professeurs de neurologie travaillent à l’hôpital avec le Professeur Duffau qui a initié les chirurgies éveillées en France. On a donc un cours spécifique sur la chirurgie éveillée avec des vidéos qui nous montrent réellement ce qui se passe au bloc. De plus, en 3ème année nous pouvons assister à une chirurgie éveillée si on le souhaite.
Souhaitez-vous ajouter des informations qui vous semblent pertinentes et surtout essentielles à connaître pour les futurs étudiants en orthophonie ? C’est une formation très intéressante mais soyez prêt à avoir beaucoup de matières scientifiques, la plupart enseignées par des médecins qui sont également professeurs pour les étudiants en faculté de médecine, donc il faut s’accrocher ! Je vous rassure avec de la rigueur et du travail on y arrive sans problème ! Et surtout, faîtes confiance à toute l’équipe d’e-orthophonie, ce sont les meilleurs .
Merci à Elise, une belle personnalité, aussi simple et déterminée. Ce fut un plaisir de l’accompagner, d’avoir sa confiance et encore davantage de l’avoir vu réussir.