Vous voulez devenir orthophoniste ? Un magnifique projet et nous ne pouvons que vous en féliciter. Mais savez-vous d’où vient l’orthophonie ? Un peu d’histoire…
Le mot orthophonie est né en France en 1828, lors de la création par le Docteur Marc Colombat de l’Institut Orthophonique de Paris, dont le but était le redressement de la parole et en particulier du bégaiement.
Les premières attestations d’études d’orthophonie ont été délivrées en 1955 à la suite des initiatives de Madame Suzanne Borel-Maisonny, fondatrice de cet enseignement en France. La profession a obtenu son statut légal par la loi du 10 juillet 1964 qui a institué un diplôme national : le Certificat de Capacité d’Orthophonie (C.C.O.).
Depuis cette date, les orthophonistes figurent, au même titre que six autres professions d’auxiliaires médicaux, au Livre IV du code de la Santé Publique. La définition de l’orthophonie parait dans la loi en janvier 2016 (article L4341-1 du code de la santé publique, modifié par la LOI n°2016-41 du 26 janvier 2016 – art. 126).
A cette époque de l’année, l’oral des concours vous semble loin mais reste très présent dans vos têtes. De nombreuses personnes font malheureusement l’erreur de se consacrer exclusivement à la conception de leur dossier Parcoursup et ne s’attellent à l’oral qu’après avoir reçu leur convocation aux épreuves d’admission. Terrible et fatale erreur, surtout avec les nouvelles modalités d’admission ! Voici nos conseils pour réussir :
1- Pour plusieurs écoles d’orthophonie, la note de l’oral vaut autant et parfois même plus que la note du dossier. Donc, même si le temps à y consacrer n’est pas du tout équivalent, il ne faut absolument pas négliger son poids dans la note globale, et donc dans l’admission.
2- Etre capable de mettre ses atouts en lumière, de les argumenter, de les mettre en valeur afin de briller au milieu de tous les autres candidats, est une chose difficile et nécessite d’y réfléchir le plus tôt possible.
3- Les résultats d’admissibilité et les oraux vont s’enchaîner très rapidement. De ce fait, envisager de commencer la préparation de l’oral au dernier moment est utopique et plutôt périlleux. Commencez dès maintenant, tranquillement mais sûrement, en vous interrogeant sur le métier d’orthophoniste, son champ d’investigation mais aussi sur votre motivation et votre choix d’orientation professionnelle. Mieux vaut s’échauffer, progresser étape par étape et atteindre la ligne d’arrivée, plutôt que sprinter à la fin, sans entraînement, et se tordre la cheville. Organisez une préparation à l’oral dans votre planning hebdomadaire. Que vous suiviez une préparation ou que vous ayez choisi de vous préparer seul, il faut prendre du temps pour faire cette introspection et ce travail de recherches :
établir la liste des CFUO et se renseigner sur le contenu des différentes épreuves d’oral,
se renseigner sur ce qu’est l’orthophonie, son histoire, ses lieux d’exercice, son entourage professionnel. Ces recherches vous aideront à vous conforter dans votre choix, à conserver votre motivation intacte et surtout à montrer au jury que vous n’êtes pas là par hasard,
préparer à l’écrit votre présentation et l’exposé de vos motivations (études, famille, loisirs, jobs étudiants, défauts, qualités, raisons de votre choix…). Qu’est-ce qui fait que vous êtes l’étudiant idéal en orthophonie ?
s’entraîner aux épreuves qui vous seront proposées lors de l’entretien (lecture, résumé d’un texte, exercices de rétention de chiffres, de mots ou de logatomes, définitions de mots compliqués, explication d’expressions françaises, mise en situation avec contraintes…),
se mettre le plus régulièrement possible en situation d’entretien auprès de votre entourage (famille, amis ou autres candidats).
Après ces précieux conseils, vous voulez vous confronter aux exercices que vous aurez le jour de l’oral ? Vous voulez être encadré pour connaître et maîtriser les attentes des jurés ? Nous avons créé une formation sur mesure dédiée à la phase d’admission ! Découvrez notre « Préparation accélérée aux oraux » 👇🏻 :
Ca y est ! Notre 7ème webinaire de l’année est planifié ! Il se déroulera le samedi 07/03/26 à 10h. Durant ce cours « en live », nous aborderons l’entretien oral : motivations et personnalité.
Pour y participer, nos e-orthophonistes ont simplement à se connecter à notre plateforme puis se laisser guider par cet outil innovant et intuitif. Ils peuvent y accéder depuis leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone. L’objectif de ce 7ème webinaire est d’offrir la possibilité à nos étudiants de poser leurs questions « en live » aux 3 enseignants qui animeront cette classe virtuelle !
Si vous souhaitez savoir mettre en mots vos motivations, votre compréhension du métier, vos compétences dans le cadre des entretiens oraux d’entrée en CFUO, rejoignez-nous pour ce webinaire du 7 mars à 10h. Nous aborderons tant le fond que la posture. Pour nous, il est essentiel que vous puissiez présenter aux jurés, vos futurs pairs, un projet professionnel qui corresponde à vos valeurs. Nous vous dirons comment faire de cet oral un temps d’échanges et de témoignages. La clé de la réussite, vous la connaissez déjà : le patient et la réponse à ses besoins.
Rien ne remplace l’avis d’un expert ou l’accompagnement sur mesure d’une équipe dédiée. Nous proposons donc des séances de TD en visioconférence par groupe de 15 maximum : nos VisioTD.
Nous vous offrons un moment privilégié pour venir poser vos questions sur sur les notions à maîtriser en linguistique pour les oraux d’admission.
Cette nouvelle session, qui aura lieu samedi 28 février sera l’occasion de reprendre les règles les plus importantes sous forme d’entraînement, règles qui sont parmi celles qui ont fait l’objet de questions aux oraux : accord du participe passé, accord du verbe, accord des adjectifs, la différence entre adjectif verbal et participe présent. Nous aborderons aussi la distinction entre le présent de l’indicatif et le présent du subjonctif qui pose souvent problème à l’écrit, car pour certains verbes ces deux modes sont homophoniques. Il s’agit d’un temps exclusivement dédié à vous et à vos remarques. Alors profitez pleinement de cette formidable opportunité.
Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une pathologie prise en charge par les orthophonistes. Ce sont des notions essentielles à connaître pour vos oraux d’admission en CFUO 😉. Ce mois-ci, nous vous présentons les troubles de l’articulation et de la parole.
C’est le seul domaine de l’orthophoniste qui ne concerne que les enfants et les adolescents. Il comprend une grande variété de troubles avec des origines diverses.
Ce sont des erreurs systématiques et constantes qui perturbent l’exécution des mouvements à réaliser pour émettre un phonème donné. On peut rencontrer trois types de troubles :
l’absence d’un phonème,
la substitution par un autre son dont l’articulation est voisine,
la production d’un son qui n’existe pas en français.
Ces troubles se caractérisent par une déformation de la prononciation de certaines lettres par exemple parler sur le bout de la langue ou « zozoter ». Lorsque le problème est constant et répétitif dans le temps, il s’agit alors d’un trouble d’articulation.
L’articulation des mots se fait grâce à certains mouvements précis d’un ensemble de composantes physiologiques. La bouche, la mâchoire, le palais et la langue sont naturellement synchronisés afin de prononcer correctement les lettres. Chez certains enfants, cette synchronisation peut être déficiente à cause d’un problème moteur au niveau de la langue ou des lèvres, d’une audition déficiente, d’une malformation du palais, de la mâchoire ou de la bouche. Un trouble d’articulation est d’origine fonctionnelle lorsque toutes autres anomalies physiologiques ou sensorielles ont été écartées. La dentition peut aussi être impliquée lorsque des dents sont soit manquantes, mal alignées ou mal positionnées.
La prononciation déformée de certaines lettres est un signe permettant d’identifier le trouble d’articulation chez le jeune enfant. Par exemple, parler sur le bout de la langue est très évident lors de la prononciation des lettres s, z, t, d et n. Tandis que dans la prononciation des lettres s, z et ch, les sons émis sont souvent empâtés et mal articulés. À long terme, si la situation perdure, il sera difficile de remédier à ce genre de trouble. L’enfant aura une élocution déficiente tout au long de sa vie puisqu’il sera habitué à mal articuler certaines lettres.
Un trouble d’articulation non traité risque d’occasionner des difficultés d’écriture et de lecture et d’évoluer vers un trouble de la communication. Il peut également avoir des conséquences négatives sur l’estime de soi, les interactions avec l’entourage et sur la vie professionnelle d’une personne.