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Notre cerveau segmente la parole dans un environnement bruyant

Notre cerveau segmente la parole dans un environnement bruyant

L’étude menée par des chercheurs de l’Université de Columbia ouvre de nouvelles voies de développement afin d’affiner les technologies d’aides à la compréhension de la parole dans des environnements bruyants.

Quand on vous dit que le cerveau est une machine bien mystérieuse mais ô combien efficace. Des scientifiques de l’Université de Columbia ont réalisé une étude afin de mieux comprendre la façon dont le cerveau humain traite la parole dans des environnements bruyants.

« Les humains peuvent facilement se connecter à un locuteur dans un environnement multi-locuteurs tout en captant des morceaux de la parole en arrière-plan. Cependant, on ne sait toujours pas comment nous percevons la parole masquée et dans quelle mesure la parole non ciblée est traitée. », écrivent les chercheurs.

 

 

Le cerveau encode la parole

Les scientifiques ont implanté des électrodes sur le cerveau de personnes épileptiques en pleine intervention chirurgicale. Ils ont ainsi enregistré l’activité neuronale pendant que le patient se concentrait sur une seule voix dans un environnement bruyant.

Les résultats mettent en exergue que le cerveau décode séparément la parole masquée et la parole voulue. Il récupère des informations vocales masquées par un bruit de fond trop bruyant tout en captant des fragments de parole sur lequel l’auditeur n’est pas concentré. Et ce, principalement lorsque l’orateur en question a une voix calme et posée.

A grand renfort d’enregistrements neuronaux et de modélisations informatiques, des chercheurs ont une nouvelle fois démontré qu’augmenter le volume de tous les sons est inefficace pour améliorer la compréhension de la parole. Et que de ce point de vue, les aides auditives actuelles manquent de précision. A l’avenir, les conclusions de l’étude pourraient servir au développement de technologies de décodage plus performantes pour les aides auditives afin d’isoler efficacement la parole voulue.

 

Le « mewing » : que faut-il en penser ?

Le « mewing » : que faut-il en penser ?

Les vidéos de « mewing » se multiplient sur internet avec une promesse alléchante : restructurer le bas de notre visage affaissé ou fuyant. Le tout, grâce à une méthode toute simple de replacement de la langue. Explications et mise au point avec l’orthophoniste Sylvie Drai-Jacquin.

Le « mewing » est adapté de la technique de repositionnement de la langue (normal tongue posture) théorisée par John Mew, orthodontiste britannique né en 1928. En étudiant l’impact environnemental sur l’évolution de notre mâchoire à travers les siècles, Mew observe que l’appétence humaine pour les aliments mous et cuits a affaibli la musculature des mâchoires ainsi que la structure de maintien du visage à partir des pommettes. S’ensuit une fuite de la mandibule (mâchoire inférieure) et une avancée du maxillaire (mâchoire supérieure) qui empêche l’occlusion dentaire (c’est à dire l’emboîtement des dents du haut et du bas).

En effet, ce type d’alimentation incite à perpétuer la déglutition primaire qui correspond à la succion infantile, et consiste à pousser la langue vers les mâchoires pour permettre la tétée. Lors de l’apparition des dents et du passage à une nourriture solide, la succion, devenue caduque, fait place à la mastication. Ce mécanisme qui permet la déglutition et la pré-digestion des aliments étant contrarié par le mouvement de va et vient horizontal de la langue, celle-ci va désormais se plaquer sur le palais pour permettre la mastication. Ce placement de la langue correspond au passage de la déglutition primaire à la déglutition secondaire.

Si cette étape est négligée, du fait d’une nourriture trop molle ou d’aliments avalés « tout ronds », la déglutition primaire, au lieu d’être inhibée, va se perpétuer et entrainer un déplacement des dents du fait des pressions continues de la langue lors de la déglutition. La bouche aura tendance à rester ouverte et à être utilisée à la place du nez pour respirer, entraînant une mauvaise posture des épaules (voûtement).

Le « mewing » consiste à rééduquer le placement de la langue (qui doit être plaquée au palais) lors de la déglutition et même au repos) pour muscler les mâchoires, assurer une bonne assise au dents, les réaligner et rééquilibrer l’axe pommettes-mâchoires-menton. D’où son succès sur Internet où cette méthode revisitée promet de redonner à tout un chacun un visage harmonieux et tonique.

 

 

Quel impact notre façon de déglutir a-t-elle sur nos dents ?

Sylvie Drai-Jacquin : La langue est un organe composé de 17 muscles (organe de la phonation, de la déglutition et de la mastication ). On déglutit entre 1700 à 2000 fois par 24 heures. La déglutition primaire ou infantile est normale chez le nourrisson et le très jeune enfant, favorisée par la succion d’un doigt ou de la tétine avec interposition linguale entre les arcades du haut et du bas (à la langue s’avance à l’endroit où les dents apparaissent). Puis on passe à la déglutition secondaire entre 3 et 7 ans avec la mise en place des canines et des incisives. La persistance de la déglutition primaire, au delà de cet âge s’appelle déglutition atypique et entraîne la malformation des arcades dentaires, des mâchoires et des troubles de la prononciation. Elle peut aussi favoriser le déchaussement des dents chez l’adulte. Cette déglutition doit être rééduquée le plus tôt possible.

En quoi consistent les exercices ?

S. D-J. : Lors de la déglutition secondaire, la langue ne touche pas les dents de devant. La rééducation consiste donc à acquérir ces automatismes en s’exerçant tout d’abord devant un miroir : cette déglutition se fait en prenant une gorgée d’eau et en sentant la pointe de la langue au palais sans contact avec les dents de devant et les lèvres fermées sans crispation : on répétera l’exercice plusieurs fois et le patient devra le faire quotidiennement à la maison. On travaillera dans un second temps avec un aliment semi liquide (compote) pour travailler la mastication avec le contrôle de la langue en permanence. Le patient doit également apprendre à positionner la langue derrière les dents du haut sans les toucher, pour les consonnes suivantes : T D N L GN (son gneu). Enfin, on fait prendre conscience de la position linguale au repos : la langue, en effet, doit être en ventouse au palais et les lèvres fermées pour favoriser également la respiration nasale. La posture générale doit être vérifiée et travaillée également si cela est nécessaire . Cette rééducation est la même pour un enfant de 7 ans que pour un adulte. Le patient doit aussi se débarrasser du tic suivant : le léchage des lèvres. L’orthophoniste doit aider le patient à acquérir ces automatismes. Pour cela il a besoin de sa motivation et de sa coopération.

Lorsque les dents se sont déplacées, cette pratique suffit-elle à corriger leur position ?

S. D-J. : Non, absolument pas. Le traitement orthodontique est indispensable pour la correction des anomalies dentosquelettiques. Mais pour assurer la stabilité définitive du traitement, la rééducation orthophonique est nécessaire. Par la rééducation, l’orthophoniste fait prendre conscience de la langue au patient. La rééducation doit démarrer avant tout traitement orthodontique pour que le patient apprenne à positionner sa langue. Lors du retrait de l’appareil dentaire ou des bagues, il est nécessaire de refaire une ou deux séances de contrôle et pour s’habituer à de nouvelles sensations sans être tenté de toucher ses dents avec sa langue (et ne pas risquer de les déplacer à nouveau). Cette rééducation bien menée peut être réalisée en 4/5 séances si le patient est conscient de l’importance de celle-ci. Bien sûr, le nombre de séances peut être plus important. Le travail de l’orthodontiste et celui de l’orthophoniste se complètent au bénéfice du patient.

 

Une étude montre que la dyslexie et le TDAH partagent des liens génétiques similaires

Une étude montre que la dyslexie et le TDAH partagent des liens génétiques similaires

Une étude, menée par l’Université d’Édimbourg, a mis en évidence des liens génétiques entre la dyslexie et le TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité). On vous explique.

Il s’agit de la première étude qui explore les liens génétiques entre la dyslexie et le TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). Une avancée notable pour les chercheurs de l’Université d’Edimbourg qui affirment que « ces résultats pourraient aider à adapter les systèmes de soutien à l’éducation, à l’emploi et au bien-être aux personnes atteintes de dyslexie ou de TDAH ». Très souvent héréditaire, la dyslexie partagerait, selon les conclusions de l’étude, certaines caractéristiques avec des troubles du développement neurologique, en particulier le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH).

Dyslexie et TDAH : quels symptômes ?

La dyslexie peut causer un retard du langage et fait partie des « troubles dys ». « La dyslexie se définit comme des difficultés spécifiques en lecture, plus particulièrement au niveau de la reconnaissance des mots avec une lecture lente, hésitante, saccadée et des erreurs de types confusions auditives « , affirme l’association TDAH France, sur leur site internet.

Le TDAH, lui, entraîne des symptômes, pouvant ou non être associés, tels que des difficultés d’attention , une hyperactivité et une hyperkinésie (augmentation anormale de la rapidité et de l’amplitude des mouvements).

 

 

La dyslexie, touchant 5 à 10 % des enfants dans le monde, est « un trouble du développement d’origine neurologique, présent dès la naissance et qui persiste tout au long de la vie », comme l’affirme l’orthophoniste Hélène Dubois, dans un article sur pour santemagazine.fr. Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui « entraîne souvent un handicap sévère et persistant résultant de niveaux élevés d’inattention, d’activité et de comportements impulsifs », annonce l’association TDAH France, sur leur site internet.

Une étude qui aide à comprendre la biologie derrière ces troubles

Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, encadrés par la doctorante en neurosciences Austeja Ciulkinyte, ont analysé 10 troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques issus du Psychiatric Genomics Consortium, le plus important consortium international de scientifiques consacré aux troubles psychiatriques.

Ces données ont été comparées à plusieurs bases publiques anonymes ainsi qu’à des statistiques sur la dyslexie. En menant des analyses plus détaillées, les chercheurs ont découvert des régions génétiques similaires entre les deux troubles, qui toucheraient 10% de la population.

174 gènes partagés entre la dyslexie et le TDAH

En créant un outil statistique, ils ont trouvé des traits génétiquement similaires entre la dyslexie et 10 troubles, comme le TDAH, l’anorexie mentale et le syndrome de Gilles de la Tourette. Au total, ce sont 49 régions génétiques et 174 gènes partagés entre la dyslexie et le TDAH. « C’est la première fois que les liens génétiques avec la dyslexie sont étudiés dans le contexte de traits psychiatriques. À l’avenir, d’autres troubles d’apprentissage tels que la dyscalculie ou la dyspraxie devraient être inclus pour permettre une compréhension plus nuancée des relations entre eux », affirme Austėja Čiulkinytė, doctorante en neurosciences.

 

J-3 avant notre troisième session de VisioTD

J-3 avant notre troisième session de VisioTD

Rien ne remplace l’avis d’un expert ou l’accompagnement sur mesure d’une équipe dédiée. Nous proposons donc des séances de TD en visioconférence par groupe de 10 maximum : nos VisioTD.

Les nouvelles sessions de VisioTD concernant la linguistique auront lieu le 21/03 à 18h30 et le 22/03 à 10h puis 11h. Ce nouveau VisioTD, toujours en groupe de 10 maximum, est la suite logique de ce que vous avez abordé fin février sur les épreuves orales en Français

Cette fois-ci, nous vous proposerons des exercices en direct et vous devrez répondre à tour de rôle. Bien entendu les questions porteront sur les règles vues dans le VisioTD précédent.

Il s’agit d’un temps exclusivement dédié à vous et à vos remarques. Si vous voulez profiter de cette formidable opportunité de vous entraîner et de vous confronter à ce type d’épreuves.

Rejoignez-nous 😉 !

 

Un site d’information sur la dyslexie

Un site d’information sur la dyslexie

Un site a été créé pour donner des conseils aux parents, enseignants, médecins… En France, d’après l’Organisation Mondiale de la Santé et la Haute Autorité de Santé, 4,7 millions de personnes seront concernées, adultes et enfants confondus, soit 7% de la population.

La dyslexie, c’est quoi ?

« C’est un trouble neurologique développemental qui touche trois fois plus les garçons. Il affecte l’apprentissage de la lecture, de l’orthographe et de la compréhension », explique Hélène Sagne, présidente du syndicat SORC-FNO Centre-Val de Loire. Il exclut tout retard mental, problème auditif ou visuel, pathologie neurologique… C’est donc un diagnostic par exclusion.

 

 

Signaux d’alerte

Cette pathologie très répandue est pourtant très mal connue. « Beaucoup de familles, de médecins, d’enseignants se questionnent et nous voulions donner une information fiable, vérifiée et professionnelle ».

La Fédération nationale des orthophonistes a créé un site contenant des fiches conseils sur les signaux d’alerte chez l’enfant, à l’oral et à l’écrit, et aussi des vidéos.

« Seul un orthophoniste peut poser ce diagnostic après avoir réalisé un bilan qui dure 2 h 30 », rappelle-t-elle. Un acte qui, comme la prise en charge par la suite, est totalement remboursé par la Sécurité sociale. À condition que ce bilan soit prescrit par un médecin. Ce qui représente potentiellement un double obstacle pour les patients du territoire : trouver d’abord un généraliste puis un orthophoniste…

La dyslexie est « un handicap durable, sévère et résistant », d’où la nécessité d’une rééducation intensive et un accompagnement pluridisciplinaire.

Site d’information : www.fno-prevention-orthophonie.fr