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La sélection d’entrée en CFUO – Les chiffres clés

La sélection d’entrée en CFUO – Les chiffres clés

Les modalités de sélection varient sensiblement entre les regroupements, mais tous les centres de formation évaluent la maîtrise de la langue française, les qualités de communication, les capacités logiques et les aptitudes psychophysiques (aptitudes sensorielles, motrices et psychiques). Les candidats doivent satisfaire à un concours d’entrée comprenant 2 phases :

– l’admissibilité sur dossier (Parcoursup),
– les oraux d’admission pour les candidats admissibles.

Le candidat retenu pour la phase d’admissibilité est convoqué dans l’une des universités du regroupement (choix des sous-vœux lors de la procédure Parcoursup) pour les épreuves orales d’admission.

Le taux moyen d’admission en 2025 était de 3,29%. Les taux d’admission variaient entre 1,57% et 8,95% selon les centres de formation en orthophonie (cliquez sur le tableau pour l’agrandir) :

Le numerus clausus, soit le nombre d’étudiants admis en première année d’études préparatoires au certificat de capacité d’orthophoniste, est fixé à 1025 pour la rentrée universitaire 2026. Ce numerus clausus est réparti dans les différentes écoles de la façon suivante :

Regroupement Amiens / Caen / Rouen – 118 places
Regroupement Besançon / Nancy / Strasbourg – 115 places
Regroupement Brest / Nantes / Rennes – 102 places
Regroupement Bordeaux / Limoges / Poitiers – 86 places
Regroupement Nice / Marseille / Montpellier – 118 places
Regroupement Clermont-Ferrand / Lyon – 130 places
Lille – 90 places
Paris – 136 places
Toulouse – 45 places
Tours – 50 places
Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) – 17 places
Saint-Pierre (La Réunion) – 18 places

1025 places au total pour la rentrée 2026

 

Admission CFUO 2026 - Les chiffres clés - Carte par regroupements et villes - 2026

 

A la lecture de ces chiffres, on comprend aisément que le concours d’orthophonie demeure toujours aussi sélectif. Si vous souhaitez être encadré pour préparer ces 2 phases de sélection, n’hésitez pas à nous contacter, nous serions ravis de vous accompagner dans ce beau projet !

 

 

J-3 avant notre dernier webinaire : la gestion des émotions lors des oraux

J-3 avant notre dernier webinaire : la gestion des émotions lors des oraux

Ca y est, notre dernier webinaire est planifié et il aura lieu le 25/04/26 à 10h. Vous avez construit un beau projet de formation avec clarté et détermination. Vous vous êtes entraîné à 1000 exercices et 2000 questions d’entretien. Il serait donc dommage que vos émotions viennent prendre le dessus et vous empêchent d’offrir vos réponses aux jurés.

A l’occasion de l’entretien avec les jurés des CFUO, votre objectif sera d’exposer les raisons de votre choix d’accompagner chaque patient avec envie, bienveillance et technicité. Pour y arriver, il sera important de placer à la bonne distance le stress lié à l’événement. Ce webinaire sera l’occasion d’acquérir différentes techniques vous permettant de vivre au mieux l’entretien tout en évacuant les blocages.

Pour y participer, nos e-orthophonistes ont simplement à se connecter à notre plateforme puis se laisser guider par cet outil innovant et intuitif. Elles peuvent y accéder depuis leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone.

L’objectif de ce dernier webinaire est d’offrir la possibilité à nos étudiants de poser leurs questions « en live » aux 2 formateurs qui animeront cette classe virtuelle. Tout sera abordé afin « d’affronter » sereinement les oraux !

Rejoignez-nous 😉 !

 

Le danger des écrans pour les jeunes

Le danger des écrans pour les jeunes

Véronique Fauvinet, orthophoniste, nous explique le danger des écrans pour les jeunes.

Nous partons d’un constat alarmant : « Dans nos cabinets nous faisons depuis plusieurs années, des constats de plus en plus inquiétants. Des enfants sans langage à l’âge de trois ans, ou avec un langage très appauvri, qui ont du mal à faire des phrases. Cela nous alerte beaucoup, et quand on pose des questions on s’aperçoit que les écrans tiennent une place importante dans leur quotidien ».

Un enfant peut passer 1000 heures par an derrière un écran.

Qu’est-ce qu’une place importante, en matière d’exposition aux écrans : « on estime que chez un enfant de maternelle c’est environ trois heures par jour, soit 1000 heures par an, c’est-à-dire. C’est plus que le temps qu’il passe à l’école ! Et chez un lycéen, c’est 2,5 fois le temps qu’il passe en classe. Ca se traduit par des problèmes de concentration en classe, un manque de sommeil »

Quand l’exposition s’arrête : « quand on arrive à faire comprendre ça aux parents, les changements sont édifiants chez le jeune enfant, il se met à jouer, c’est comme cela qu’il se construit ».

Notre cerveau pourrait être en phase de déclin.

Pour Véronique Fauvinet, comme pour un certain nombre de chercheurs, c’est l’avenir de nos cerveaux qui est en jeu : « il y a des études, le langage s’appauvrit, le cerveau pourrait être sur une phase de déclin, nous on voudrait tirer une sonnette d’alarme ». Et pour elle, ce sont les enfants qui doivent éduquer leurs parents : « ils doivent aussi mettre leurs écrans de côté, ça les enfants nous le disent, ils sont derrière leur téléphone ou leur tablette, les relations se font par écran interposé, alors que le langage se construit sur l’interaction à l’intérieur des familles ».

 

 

Réforme des études d’orthophonie

Réforme des études d’orthophonie

Ca y est, c’est officiel, après de longs mois de travail, la réforme des études en orthophonie a été officialisée dans le bulletin officiel. Les modalités de sélections ne changent pas mais le programme pédagogique des 5 années d’études est remodelé. Ainsi, le nouveau cursus sera mis en place pour les étudiants entrant en formation dès la rentrée 2026.

Voici les principaux changements :

  • une réorganisation pédagogique des 11 compétences professionnelles du décret de 2013 en 5 domaines de compétence à développer pendant la formation,
  • 3 niveaux de maitrise des compétences : novice, intermédiaire et compétent,
  • une réorganisation des Unités d’Enseignement (UE) au sein des 5 années,
  • un volume horaire des différentes UE fonction du nombre de crédits européens (ECTS) à l’exception des UE « stages » pour lesquelles un volume minimal d’heures est requis,
  • des clarifications quant à l’encadrement des stages (consentement du patient/responsabilité et présence directe ou indirecte du maître de stage) ; des stages cliniques dès la 2ème année, etc,
  • Rédaction du mémoire sous forme d’un article scientifique.

Toute l’équipe d’e-orthophonie tient à saluer le travail mené par le Collège des Centres de Formation Universitaires en Orthophonie (CCFUO), la Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie (FNEO) et la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) en lien avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Espace (MESRE), le Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées; et ce, dans l’intérêt des étudiants et de la profession.

Pour connaître l’intégralité de la réforme, vous pouvez consulter le référentiel complet des études menant au métier d’orthophoniste en suivant ce lien.

Bonne lecture !

 

Le langage des enfants, fortement influencé par le niveau des parents

Le langage des enfants, fortement influencé par le niveau des parents

En fonction du niveau socio-économique de leurs parents, les enfants n’ont pas tous autant de vocabulaire à 2 ans. Des experts indiquent comment les aider dans l’apprentissage du langage.

 

Une étude réalisée par Santé Publique France vient confirmer ce que d’autres études internationales indiquaient déjà auparavant : le niveau socio-économique des parents influence l’apprentissage du langage chez les enfants. Cette recherche française montre que les disparités de vocabulaire se créent dès l’âge de 2 ans. Plus précisément, les enfants dont la mère a un niveau de diplôme inférieur au brevet des collèges connaissaient 70 mots sur les 100 proposés lors de l’étude. En revanche, ceux dont la maman « ne détient qu’un Bac+2 » en maîtrisaient 80.

« Cette étude, une première en France, confirme que dès 2 ans, il existe des inégalités sociales face au langage », décrypte Florent de Bodman, auteur du rapport de Terra Nova sur « L’égalité des chances se joue avant la maternelle ».

 

Une étude américaine montre ainsi que les enfants issus de famille pauvres connaissaient 500 mots de vocabulaire à 3 ans, contre 1000 pour ceux des familles aisées. Il existe donc de forts liens entre les écarts socio-économiques et les chances de savoir lire à la fin de l’école primaire. Pour améliorer les chances de leur enfant, certains parents, de tous les milieux sociaux, peuvent donc décider de stimuler son apprentissage du langage.

L’apprentissage du langage commence à la naissance

« Ce n’est pas parce que votre enfant est toujours un nourrisson qu’il ne faut pas lui parler », explique Florent de Bodman. Bien au contraire, dès le plus jeune âge, « c’est important de parler avec l’enfant, pas seulement à l’enfant, de guetter ce qu’il comprend et toutes ses réactions. Avec un nouveau-né, c’est plus une histoire de communication non-verbale : il peut répondre par un sourire, un geste, du babillage. »  La communication est malheureusement souvent sous-estimée, alors que c’est très important, insiste Chirstian Peyrat, pédiatre. « Plus on s’adresse à l’enfant, plus il se sent considéré et compris, plus il sera calme », explique le spécialiste. Par exemple, vous pouvez lui poser des questions, et attendre quelques secondes pour qu’il vous réponde. A ce moment-là, il faut réagir, le questionner de nouveau, rebondir sur ce qu’il a dit, et le féliciter.

L’apprentissage de la parole par le jeu

Le jeu permet d’apprendre de nombreuses choses et le langage en fait partie. « On rencontre moins de retards de langage dans les familles, qu’elles soient favorisées ou non, où on joue beaucoup », explique Anne Rudelle, orthophoniste et psycho-praticienne. Cela permet de stimuler les connaissances, par exemple avec des jeux d’imitation, d’imagination, de société…

Ce qui est important, c’est de le faire en lien avec les intérêts de l’enfant, mais aussi les vôtres. « L’énergie de la joie est un tel support pour encourager n’importe quel apprentissage ! Alors si vous adorez la cuisine ou le vélo, faites cette activité en décrivant ce que vous faites plutôt que vous astreindre à aller à la bibliothèque alors que vous n’aimez pas lire », déclare l’orthophoniste. D’ailleurs, pour Florent de Bodman, même les parents à l’emploi du temps chargé peuvent le faire. « Vous pouvez transformer des moments utilitaires en plaisir partagé : préparer le repas ensemble, donner le bain, changer la couche, c’est l’occasion de chanter, faire des petits jeux, parler ».

 

 

Le corps est important dans l’apprentissage du langage

Parler à votre bébé, c’est bien, mais il faut le faire correctement. « Les gens ignorent trop souvent qu’un nouveau-né ne voit qu’à 40 cm, il faut donc lui parler tout près ! », affirme Chistian Peyrat. Florend de Bodman conseille : « Pour le bébé qui commence à parler, c’est très important de se mettre à sa hauteur, de le regarder dans les yeux, de ne pas parler trop vite et de renforcer les intonations ». Anne Rudelle partage son avis : « Avec cette attention conjointe, on va favoriser une sécurité, une confiance et une attention qui lui permettent de nous écouter ».

C’est aussi pour cette raison que de nombreux parents et spécialistes plébiscitent la langue des signes adaptés aux bébés. « Je crois que c’est un très bon moyen d’amener les parents à réfléchir autrement sur leur relation avec leur tout-petit. Sans apprendre tous les signes ! Mais un bébé de 6 mois sait signer oui et non », affirme le pédiatre. En effet, « pour les enfants, il est plus facile de reproduire un geste qu’un son. On peut revenir aussi au corps grâce aux petites comptines avec les mains. Mimer une chanson, cela introduit aussi du rythme et une successivité qui préparent à la syntaxe », explique l’orthophoniste.

Adapter le langage en évitant le « parler bébé »

Il faut bien entendu adapter vos propos à l’âge de votre enfant. En revanche, il est quand même mieux de lui parler comme vous parlerez à n’importe qui d’autre. « Mieux vaut lui parler comme à un adulte : dire je et tu, l’appeler par son prénom. Il comprend qu’il est dans une conversation et qu’il peut intégrer le tour de parole. Utiliser les bons mots, c’est le meilleur moyen pour qu’il les retienne ! », conseille Florent de Bodman. « Pour un enfant de 1 an, il faut surtout faire attention à la longueur de la phrase. Il ne faut pas perdre son attention dans les détails », ajoute Anne Rudelle. Ainsi, vous pourrez, au fur et à mesure, faire des phrases plus complexes et nuancées, qui enrichiront sa syntaxe.

Grâce à tout cela, votre enfant aura tout ce qui lui faut pour apprendre à parler, même si cela peut prendre du temps. Par exemple, il pourra faire des erreurs de prononciation, même s’il connaît un mot et qu’il sait l’utiliser. « C’est normal, cela fait partie du développement par approximation. Mais il est déconseillé de le faire répéter. Mieux vaut reformuler après lui, en instant sur la bonne consonne par exemple », recommande l’orthophoniste.