A l’origine du bilan, les conseils d’un enseignant, le constat de difficultés qui n’existaient pas avant, puis le médecin qui va établir la prescription qui mènera jusqu’à l’orthophoniste. Une fois rendez-vous pris, c’est l’heure du bilan, composé de tests et d’évaluations paramétrés en toute objectivité.

Mais qu’en est-il du reste ? Les orthophonistes le savent, le vécu et l’environnement socio-culturel jouent un rôle important.

L’histoire familiale et individuelle, les échecs, les succès, l’estime de soi, influencent le développement du langage, la capacité à s’exprimer, à prendre la parole, à lire, à écrire.

L’orthophoniste ne peut pas, dans son bilan, s’arrêter à l’évaluation chiffrée qui tend à masquer la cause des symptômes. Et s’il s’en passe pour réaliser le bilan de son patient, il pourrait passer à côté d’une part de son intelligence, de sa capacité d’adaptation, de son intuition.

En collectant des données, presque à son insu, l’orthophoniste est amené à faire des associations, des rapprochements, à proposer des hypothèses qui serviront de lignes directrices.