Charles Aznavour, Joël Robuchon, Maurane… Ils nous ont quittés en 2018. Ils étaient artistes, politiques, sportifs, de diverses nationalités. Retour sur les disparitions marquantes de l’année 2018.

Alors que 2018 est derrière nous, c’est l’occasion de revenir sur ces chanteurs, ces comédiens, ces sportifs ou ces chefs cuisiniers qui nous ont quittés cette année. Ces derniers mois, comme un dernier hommage, on a ainsi pu découvrir ou redécouvrir les œuvres de Charles Aznavour, Aretha Franklin ou encore Jacques Higelin. De grandes figures du petit écran, comme Philippe Gildas ou Pierre Bellemarre, ont emporté avec eux de nombreux souvenirs télévisuels de plusieurs générations de Français. Et aux Etats-Unis, la mort de l’ancien président George H. W. Bush, de son épouse Barbara et du sénateur républicain John McCain marquent la fin d’une époque. Retour sur les disparitions qui nous ont marqués cette année.

Musique

France Gall : elle a disparu dès les premiers jours de l’année, le 7 janvier. De France Gall, on retient notamment sa victoire pour le Luxembourg à l’Eurovision en 1965 avec Poupée de cire, poupée de son, de Serge Gainsbourg. Sa rencontre avec Michel Berger en 1973 a constitué le tournant de sa carrière. Ensemble, ils ont enchaîné les succès musicaux : Musique, Viens je t’emmène, Besoin d’amour, Il jouait du piano debout, Tout pour la musique, Résiste, Diego, Evidemment, Ella, elle l’a… Elle a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.

Dolores O’Riordan : chanteuse du groupe irlandais de pop-rock The Cranberries, Dolores O’Riordan, est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel le 15 janvier à Londres. Devenu célèbre dans les années 1990, avec des tubes comme Zombie (sur la guerre en Irlande du Nord), Just My Imagination ou Animal Instinct, le groupe a vendu plus de 40 millions d’albums à travers le monde.

Jacques Higelin : avec la mort de Jacques Higelin, le 6 avril, la scène musicale française a perdu un chanteur et poète engagé. En plus de cinquante ans de présence sur scène, Higelin a fait voltiger les mots, les mélodies, les rythmes, les sons, tour à tour facétieux ou sauvage. C’est à la fin des années 1970 qu’il est devenu un artiste reconnu et une bête de scène. De nombreux tubes resteront malgré sa disparition : Tête en l’air, Hold Tight, Tombé du ciel, ou encore son titre-phare, Champagne.

Avicii : à seulement 28 ans, il était l’un des DJ les plus célèbres de la scène musicale électronique. Avicii, qui a connu un succès mondial lors de la sortie de son titre Wake Me Up en 2013, a été retrouvé mort le 20 avril à Mascate, la capitale du sultanat d’Oman. L’annonce de sa disparition a bouleversé la Suède. Dès le lendemain, des milliers de fans lui ont rendu hommage à Stockholm.

Maurane : interprète à la voix puissante, généreuse, la chanteuse belge Maurane, de son vrai nom Claudine Luypaerts, est morte lundi 7 mai, à son domicile, à Bruxelles. Elle s’était révélée au grand public en 1988 avec sa participation, dans le rôle de Marie-Jeanne, à la deuxième version de la comédie musicale Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Elle a publié une douzaine d’albums au fil de sa carrière, le dernier, Ouvre, datant de 2014. Ses chansons les plus populaires étaient Sur un prélude de Bach, Tu es mon autre ou encore Tout faux. Elle avait interrompu sa carrière en 2016 à cause de problèmes aux cordes vocales.

Yvette Horner : c’était la reine de l’accordéon et des bals populaires. L’accordéoniste est morte le 11 juin à l’âge de 95 ans. Immensément populaire, plus encore que son alter ego masculin André Verchuren, Yvette Horner aurait vendu 30 millions de disques – tous supports confondus. Elle avait donné son ultime récital en 2011 et publié l’année suivante un dernier enregistrement, Yvette hors norme, comprenant des duos avec Lio, Michel Legrand et Richard Galliano.

Aretha Franklin : décédée le 31 août à 76 ans, « la Reine de la soul » a eu droit à des funérailles grandioses – six heures durant –, dans sa ville de Detroit, où des milliers d’admirateurs sont venus lui rendre hommage. Aretha Franklin était l’une des plus grandes voix américaines et une figure emblématique de la communauté noire, qui a marqué des générations entières d’artistes. La chanteuse américaine avait fait de Respect un hymne universel pour l’égalité.

Mac Miller : le rappeur, qui avait conquis ses fans grâce à un hip-hop rétro, est mort le 7 septembre à l’âge de 26 ans. Dans ses chansons, Mac Miller parlait ouvertement de ses problèmes d’addiction, notamment à la codéine et avait dit à l’occasion de la sortie en août de son cinquième album enregistré en studio, Swimming, qu’il allait de mieux en mieux. Connu également pour avoir été le petit ami de la star Ariana Grande, ses chansons comportaient un son minimaliste avec un rythme puissant rappelant les prémices du rap.

Charles Aznavour : plus de soixante-dix ans de carrière, 1 400 chansons, dont une centaine d’anthologie, une soixantaine de films… La France a perdu un de ses chanteurs les plus populaires avec la disparition le 1er octobre de Charles Aznavour à l’âge de 94 ans. Que ce soit en France ou en Arménie, la terre de ses ancêtres, les hommages se sont multipliés à l’annonce de sa mort. Et un hommage national lui a été rendu à Paris en présence du président de la République, Emmanuel Macron, de 200 personnalités et de milliers d’admirateurs.

Cinéma, théâtre et télévision

Christophe Salengro : c’était le rôle de sa vie. Depuis 1992, Christophe Salengro était le président « autoélu à vie et inmourable » de « Groland », l’émission satirique de Canal+. « Il restera président pour l’éternité », a d’ailleurs salué la chaîne cryptée en annonçant sa mort le 30 mars. Mais avant d’être une figure de « Groland », Christophe Salengro a également été danseur au sein de la compagnie DCA de Philippe Découflé.

Pierre Bellemare : sa stature de tribun populaire a fait de lui l’un des animateurs les plus appréciés du petit écran, des années 1960 au milieu des années 1980. Pierre Bellemare s’est éteint à l’âge de 88 ans, le 26 mai. Il a notamment présenté et produit un grand nombre de programmes entre 1954 et 1977, dont « La Caméra invisible », « Rien que la vérité », « 20 Millions cash », « Pièces à conviction », « Les Dossiers extraordinaires »…

Claude Lanzmann : défenseur acharné de la cause d’Israël, le journaliste et cinéaste, mort le 5 juillet, était notamment l’auteur du documentaire « Shoah », consacré à l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale. D’une durée de neuf heures et demie, ce film est réalisé à partir de trois cent cinquante heures de prises de vues, effectuées entre 1974 et 1981. Il est le fruit de douze années de travail autour de la parole des protagonistes des camps de concentration et d’extermination.

Jean Piat : homme de théâtre connu du grand public pour son rôle de Robert d’Artois dans le feuilleton télévisé Les Rois maudits en 1972, Jean Piat est mort le 18 septembre à 93 ans. Tour à tour pendant plus de soixante-dix ans, Jean Piat aura été Don César (Ruy Blas), Alceste (Le Misanthrope) ou Don Quichotte, chantant après Jacques Brel, dans L’Homme de la Mancha. Interprète des grands rôles classiques et romantiques, Jean Piat fut surtout un grand Cyrano de Bergerac, qu’il incarnera près de quatre cents fois.

Venantino Venantini : il était le dernier des Tontons flingueurs. Venantino Venantini était notamment connu pour avoir incarné Pascal, l’homme de main flegmatique « à la présence tranquillisante » du gangster « le Mexicain » dans le film de Georges Lautner en 1963. Il s’est éteint le 9 octobre à 88 ans après une riche carrière au cinéma en France et en Italie, où il a tourné sous la direction de grands réalisateurs tels qu’Ettore Scola, Lucio Fulci, Claude Lelouch, Edouard Molinaro, Jean Yanne ou encore Christian-Jaque. Et dans les dernières années de sa vie, Venantino Venantini s’est surtout consacré à la peinture.

Philippe Gildas : connu du grand public pour avoir animé l’émission culte de Canal+ « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas est mort le 28 octobre à l’âge de 82 ans. Outre son passage sur la chaîne cryptée, le journaliste a également dirigé la rédaction des trois plus importantes stations de radio, RTL, France Inter et Europe 1, et a présenté le journal télévisé au temps de l’ORTF d’après Mai 68.

Stan Lee : il est l’homme qui a révolutionné l’industrie des comics. Iron Man, Daredevil, Spider-Man… Le scénariste et éditeur de comics américain, mort le 12 novembre à 95 ans, était à l’origine d’une pléiade de superhéros. Il est aussi reconnu pour avoir fait de la bande dessinée américaine un registre artistique pas seulement réservé aux plus jeunes.

Stephen Hillenburg : notamment connu pour avoir créé le dessin animé Bob l’éponge, Stephen Hillenburg est mort le 27 novembre des suites d’une maladie neurodégénérative. Lancé en 1999, Bob l’éponge met en scène un personnage à l’optimisme naïf qui vit au fond de l’océan Pacifique, dans la ville de Bikini Bottom. Diffusé dans plus de 150 pays, le dessin animé a rencontré un immense succès, au point que de nouveaux épisodes continuent d’être produits, quasiment vingt ans après la diffusion des premiers.

Maria Pacôme : figure du théâtre et du cinéma populaires, Maria Pacôme est morte le 1er décembre à 95 ans. Elle a été l’une des reines du théâtre de boulevard, dans des rôles de bourgeoises exubérantes et un visage familier au cinéma, où elle marqua les esprits en mère indigne et énervée dans La Crise. La comédienne a également connu le succès à la télévision, notamment dans Un chapeau de paille d’Italie, Ça commence à bien faire ! et dans la série Dr Sylvestre.

Ecrivains et dessinateurs

Tom Wolfe : connu notamment pour Le Bûcher des vanités (1987), le journaliste et écrivain américain est mort à l’âge de 88 ans, à la mi-mai. C’est à New York, dans les années 1960, quand il a commencé à travailler pour plusieurs quotidiens et magazines, dont Esquire, qu’il s’est fait remarquer. On a fait de lui l’inventeur d’un « nouveau journalisme ». S’ensuivirent d’immenses succès en librairie : Un homme, un vrai (1998), Moi, Charlotte Simmons (2004)…

Philip Roth : à sa mort, le 22 mai, la presse américaine a salué la disparition d’une « figure prééminente de la littérature du XXe siècle ». Il a notamment été l’auteur de La Plainte de Portnoy (1969), Ma vie d’homme (1974), Le Théâtre de Sabbath (1995) ou encore La Tache (2000). Souvent cité, ce géant de la littérature américaine n’a pourtant jamais obtenu le prix Nobel de littérature.

Amos Oz : considéré comme l’un des plus grands écrivains israéliens, Amos Oz est l’auteur d’une œuvre maintes fois primée, riche d’une vingtaine de romans et de recueils de nouvelles, ainsi que de nombreux essais. En plus de ses écrits, Amos Oz était connu pour ses prises de position politiques en faveur de la paix au Proche-Orient. Son autobiographie, Une histoire d’amour et de ténèbres (2004) est considérée comme son chef-d’œuvre.

René Pétillon : connu notamment pour avoir créé le personnage de Kack Palmer, un détective calamiteux, dont les péripéties ont été narrées à travers plusieurs albums, publiés entre 1976 et 2013, René Pétillon est mort fin septembre à 72 ans. Le dessinateur a notamment remporté le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême en 2001, grâce à L’Enquête corse, qui avait été adapté au cinéma avec les acteurs Christian Clavier et Jean Reno.

Politique

Winnie Mandela : parfois critiquée pour la radicalité de son engagement, Winnie Mandela, morte le 2 avril à 81 ans, a été une icône populaire de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud. Après avoir épousé Nelson Mandela en 1958, elle prend la tête de la contestation alors que son mari se trouve en prison. Elle s’entoure notamment d’un groupe de jeunes hommes formant sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club (MUFC), aux méthodes particulièrement brutales. En 1998, la Commission vérité et réconciliation, chargée de juger les crimes politiques de l’apartheid, déclare Winnie « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’homme » commises par le MUFC. Malgré leur divorce en 1996, une image restera : celle où le couple Mandela marche main dans la main à la libération de Nelson en 1990.

Nicole Fontaine : ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac, Nicole Fontaine est morte le 18 mai à 76 ans. Elle s’était fait connaître en 1984 lors de la mobilisation contre le projet de loi Savary sur l’école privée, finalement retiré par François Mitterrand sous la pression de la rue. Elle fut eurodéputée de 1984 à 2002, et présida le Parlement européen de 1999 à 2002, avant d’intégrer le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin comme ministre déléguée à l’industrie (2002-2004). A la tête de ce portefeuille, elle avait porté la loi fondatrice de l’Internet français, la loi pour la confiance dans l’économie numérique.

Serge Dassault : industriel de l’armement, patron de presse et quatrième fortune de France, Serge Dassault est mort le 28 mai à 93 ans. Nommé en 1987 président-directeur-général de Dassault Industries (devenu depuis Groupe Dassault), il est également élu maire de Corbeil-Essonnes en 1995 et sénateur en 2004. Dans les dernières années de sa vie, Serge Dassault a été mêlé à plusieurs affaires de corruption. Il est condamné en février 2017 à deux millions d’euros d’amende et à cinq ans d’inéligibilité pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission de déclaration de patrimoine par un parlementaire ». Au début d’août, il est mis en examen pour « achat de votes », « blanchiment » et « complicité de financement illicite de campagne électorale ».

Kofi Annan : selon ses proches, l’ancien diplomate est mort le 18 août « paisiblement » des suites d’une « brève maladie », après une carrière riche ponctuée notamment par un prix Nobel de la paix. En 1997, le Ghanéen a succédé à Boutros Boutros-Ghali à la tête de l’Organisation des nations unies (ONU). Son mandat est notamment marqué par son opposition en 2003 à l’invasion « illégale » des Etats-Unis en Irak : cette opération n’avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité. Après son départ de l’ONU en 2006, Kofi Annan est notamment devenu président de la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale contre la torture en 2007. Il avait également accepté le poste de médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, dont il a démissionné en 2012, estimant ne pas avoir « reçu tous les soutiens que la cause méritait ».

John McCain : sa mort a marqué la fin d’une époque dans la politique américaine. Pourfendeur du président Donald Trump, qui n’a pas assisté à ses obsèques, John McCain est mort le 25 août d’un cancer du cerveau, à 81 ans. Portant haut son surnom de « maverick » (iconoclaste), il était le sénateur le plus connu à l’étranger et le plus anticonformiste. Un trompe-la-mort qui avait échappé, en juillet 1967, à une explosion sur le porte-avions USS Forrestal (134 victimes). ll est ensuite fait prisonnier par les Nord-Vietnamiens. Torturé à plusieurs reprises, il n’est libéré qu’en 1973. Candidat républicain à la présidentielle de 2008, il est battu par le candidat démocrate, Barack Obama. En 2016, pendant la campagne présidentielle, il exprime ses critiques envers le candidat républicain Donald Trump. Il deviendra, jusqu’à ses derniers instants, l’un des républicains les plus critiques du nouveau président.

Robert Faurisson : connu pour ses thèses contestant le génocide des juifs et l’existence de chambres à gaz, le négationniste est mort le 21 octobre à 89 ans. Professeur de littérature de l’université de Lyon, il affirmait que les chambres à gaz n’avaient jamais été utilisées pour gazer les hommes, mais qu’elles servaient d’épouillage en temps de guerre. Il a été le premier justiciable français condamné en vertu de la loi Gayssot de 1990, qui interdit de contester les crimes contre l’humanité définis en 1946 par le statut du tribunal de Nuremberg.

George H. W. et Barbara Bush : l’ex-président républicain de 1989 à 1993 et vice-président de Ronald Reagan est mort le 30 novembre à l’âge de 94 ans. Il a notamment marqué l’histoire des Etats-Unis et des relations internationales pour avoir dirigé la coalition lors de l’opération « Tempête du désert », qui a chassé les forces du despote irakien Saddam Hussein hors du Koweït en 1991. Sa disparition est intervenue quelques mois après la mort de son épouse Barbara, qui avait décidé d’arrêter son traitement médical.

Edmond Simeoni : c’était la figure corse la plus marquante des cinquante dernières années. Edmond Simeoni est mort le 14 décembre à Ajaccio à l’âge de 84 ans. Il est à la fois père fondateur du nationalisme insulaire, militant écologiste avant l’heure et conscience parfois controversée d’un courant d’idées traversé par de profondes lignes de fracture. Il est également le père de Gilles Simeoni, premier nationaliste à présider le Conseil exécutif corse.

Economie

Sergio Marchionne : l’emblématique administrateur et patron du grand groupe automobile Fiat Chrysler (FCA) est mort à 66 ans le 25 juillet. Il a été victime de complications alors qu’il se remettait d’une opération à l’épaule, fin juin. Le manageur italo-canadien aux éternels pulls ou polos noirs, qui avait pris les commandes de Fiat en 2004, prévoyait initialement de passer les rênes de FCA dans le courant de l’année 2019. En quatorze ans, il a profondément remodelé le groupe, d’abord en redressant Fiat, en l’alliant en 2014 à l’américain Chrysler, tout en détachant, d’une part, les activités gros engins-camions en 2011 pour créer CHN Industrial et, d’autre part, le joyau Ferrari, en janvier 2016.

Ingvar Kamprad : mort à 91 ans, le 28 juillet, il a donné son nom à la société qu’il a créée en 1943 : « Ikea » est constitué des initiales d’Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd. M. Kamprad a commencé ses activités, d’abord en vendant des allumettes à vélo, puis en continuant avec la vente par correspondance. Puis il a décidé de créer Ikea avec un objectif clair : meubler la classe moyenne mondiale en lui donnant accès à des produits de qualité au plus bas prix possible. Et donc à monter soi-même. En chemin, Ingvar Kamprad est devenu l’un des hommes les plus riches du monde, à la tête d’un empire qui, en 2016, a réalisé 34,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Paul Allen : pionnier et visionnaire dans le domaine de la micro-informatique, Paul Allen, qui est mort le 15 octobre à 65 ans, avait cofondé avec Bill Gates la société Microsoft en 1975. Il avait quitté la firme en 1983 pour fonder et présider Vulcan, une société d’investissement qui gère des actifs dans la culture, l’immobilier, les médias et le sport. Il était, par ailleurs, propriétaire de l’équipe de football américain de Seattle, les Seahawks, et de l’équipe de basket-ball de Portland (Oregon), les Trail Blazers. Avant sa mort, sa fortune était estimée à 20,3 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros), selon le magazine Forbes.

Sport

Maria Esther Bueno : lauréate de 19 titres de Grand Chelem, dont sept en simple, la championne de tennis brésilienne est morte le 8 juin à 78 ans. En plus de vingt ans de carrière, elle a remporté la bagatelle de 589 trophées, dont trois titres en simple à Wimbledon (1959, 1960, 1964) et quatre à l’US National Championship (1959, 1963, 1964, 1966), ancêtre de l’US Open. La numéro 1 mondiale à l’issue de quatre saisons (1959, 1960, 1964 et 1966) est entrée au Hall of Fame du tennis en 1978. Née en 1939 à Sao Paulo, elle a soulevé son premier trophée majeur en 1958, remportant le double à Wimbledon aux côtés de l’Américaine Althea Gibson.

Pierre Camou : mort le 15 août à l’orée de ses 73 ans, Pierre Camou était l’archétype du dirigeant à la carrière ascensionnelle, du terrain, comme joueur et patron de club, jusqu’à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR). Il a notamment créé l’US Garazi à Saint-Jean-Pied-de-Port, avant de faire un passage au comité Côte basque-Landes et de devenir trésorier adjoint de la FFR en 1996. Après avoir été vice-président en 2000, il se présente donc naturellement en 2008 à la succession de Bernard Lapasset et il est élu à l’unanimité président de la FFR. Candidat à un troisième mandat en 2016, le Basque est détrôné par Bernard Laporte, ancien secrétaire d’Etat aux sports, après une âpre campagne.

Henri Michel : à 38 ans, il avait déjà tout connu, la gloire de joueur au FC Nantes, le titre olympique comme sélectionneur et le banc des Bleus en demi-finales de Coupe du monde. Henri Michel avait ensuite exporté sa science du football en Afrique alors que le football français lui a tourné le dos. Mais il lui a rendu un hommage unanime le 24 avril, jour de sa mort à 70 ans. Quelques jours avant sa disparition, Henri Michel avait notamment été élu « légende des légendes » par les supporteurs nantais.

Divers

Marceline Loridan-Ivens : meurtrie à jamais par sa déportation à Auschwitz-Birkenau à l’âge de 15 ans, l’écrivaine et cinéaste Marceline Loridan-Ivens est morte le 19 septembre à l’âge de 90 ans, au terme d’une vie passée à dénoncer l’injustice et la violence. « C’est la fin d’une époque », celle des témoins de l’extermination des juifs d’Europe par les nazis, avait-elle affirmé en juin 2017, après la mort de sa camarade de déportation, Simone Veil.

Joël Robuchon : détenteur du record absolu d’étoiles Michelin, le « pape des cuisiniers » Joël Robuchon, mort le 6 août à 73 ans, était à la tête d’un empire de la gastronomie française, dont il était le plus grand ambassadeur. D’origine modeste – père maçon, mère au foyer –, il a collectionné les distinctions au fil des années : meilleur ouvrier de France (1976), chef de l’année (1987), cuisinier du siècle (1990) et a même été qualifié par la presse anglo-saxonne de « meilleur du monde ».

Stephen Hawking : l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, devenu une célébrité pour ses travaux sur l’Univers, qu’il scrutait depuis son fauteuil roulant, est mort le 14 mars à l’âge de 76 ans à Cambridge, suscitant un hommage unanime à travers le monde. Chercheur reconnu notamment pour ses découvertes sur les trous noirs, il était devenu une icône après la publication, en 1988, de l’ouvrage de vulgarisation scientifique Une brève histoire du temps.

Paul Bocuse : surnommé « le Pape » de la gastronomie française, qu’il a incarnée durant des décennies dans le monde entier, est mort le 20 janvier. Celui qui fut élu « cuisinier du siècle » s’est éteint à 91 ans dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d’Or. Paul Bocuse souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.

Ara Güler : ses photographies avaient capté l’âme de sa ville, Istanbul, sa nostalgie, la douceur triste de ses paysages perdus au fil du temps par un implacable mouvement de transformation urbaine. Mercredi 17 octobre, Ara Güler s’est éteint dans la cité qui l’avait vu naître. Il avait 90 ans. Né le 16 août 1928 dans une famille arménienne d’Istanbul, il avait commencé sa carrière en 1950 au journal Yeni Istanbul en 1950, puis au quotidien de référence Hürriyet, avant de travailler pour de grands médias internationaux comme Time-Life ou Paris Match.

Jean-Yves Liénard : on n’a pas tous les jours la chance de croiser dans sa vie un gamin septuagénaire aux yeux turquoise sous une broussaille de sourcils gris blanc, qui a lu tous les livres, mais dit la vie comme personne ; un tendre chez les durs, un pudique chez les vaniteux, un avocat qui ne se prend pas au sérieux. Ce spécimen rare s’appelait Jean-Yves Liénard, il est mort mardi 9 octobre à Versailles, à l’âge de 76 ans.

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