Plus de 120 orthophonistes et étudiants de la région Centre-Val de Loire se sont déplacés à Paris, mardi, pour dénoncer les conséquences des politiques de santé des dernières années et réaffirmer que les salaires à l’hôpital doivent être corrélés à leur niveau de qualification c’est-à-dire à bac + 5 pour les orthophonistes.

Une dizaine d’orthophonistes du Loir-et-Cher dénoncent la pénurie de professionnels à l’hôpital et les risques encourus par les patients en l’absence de soins. « Il s’agit d’enrayer la disparition de l’orthophonie hospitalière pour maintenir l’accès aux soins pour tous, pour amoindrir le retard dans les confirmations de diagnostic, notamment de l’autisme, et remédier à l’absence de prise en charge dans les situations critiques post-AVC, postopératoire…, expliquent les manifestants. Les étudiants cherchent des lieux de stages à l’hôpital et n’en trouvent plus, la formation se détériore. Face à cette remise en cause de l’accès aux soins, face aux risques à terme de disparition de lieux de prise en charge et de formation, il y a urgence. »
Les organisations syndicales demandent par ailleurs le retrait de ces lois et du projet de décret « reclassant les rééducateurs à un niveau arbitraire et incohérent avec le niveau de diplôme ».

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